20 petites histoires de jeux vidéos

20 petites histoires de jeux vidéos
9 juin 2009 :

1. Des centaines de milliers de copies de E.T. the Extra-Terrestrial (Atari) enterrées au Mexique :

Ce jeu crée par Howard Scott Warshaw en 1982 est considéré par plusieurs comme le pire jeu de tous les temps et le principal responsable du crash du marché des jeux vidéos de 1984.

En septembre 1983, le Alamogordo Daily News rapportait qu'entre 10 et 20 semi remorques remplis à craquer de copies du jeu, en provenance de El Paso (Texas), ont fait leur apparition dans un terrain vague de la ville pour y être enterrées.

Le concepteur du jeu mènera une campagne pour faire passer cette nouvelle comme une légende urbaine, mais tout laisse croire que cette histoire est belle et bien véridique.

2. John Romero et l'échec Daikatana :

Romero est l'une des personnes les plus respectées du début des années 90 dans le milieu du jeu vidéo. Co-fondateur de ID Software (Wolfenstein, Doom), il est parcontre doté d'une personnalité disons marginale, qui pousse la compagnie à le congédier en 1996. Loin de se laisser abattre, il fonde alors sa propre compagnie, Ion Storm, et entrevoit de développer le FPS le plus révolutionnaire, doté d'une intelligence artificielle jamais vu.

Les excentricités de l'homme mèneront le jeu et la compagnie à leur perte. Alors qu'il monte son jeu sur le moteur de Quake, ID Software lance son moteur Quake 2. Constatant son retard, il change de moteur illico, sans tenir compte des technicalités du nouvel engin. Une autre tuile s'abat sur la tête du designer quand toute l'équipe démissionne en bloc. Il doit donc reconstruire son équipe à neuf.

Après trois ans de retard et des montants faramineux investis, Daikatana sort sur le marché et c'est l'échec total. Le jeu ne s'écoule qu'à 200,000 copies, les bugs sont partout et des jeux comme Half-Life et Deus Ex surpassent le titre par des milles. La compagnie ne s'en remettra pas et Ion Storm fermera ses portes.

3. Haut-Haut-Bas-Bas-Gauche-Droite-Gauche-Droite-B-A-Start :

Qui ne connaît pas le 'code Konami' ? Peut-être les plus jeunes d'entre vous. Voici donc un bref historique du code de triche le plus populaire de l'histoire.

Ce code, apparaissant dans les titres du développeurs Konami et parfois même dans d'autres jeux, a été implanté pour la 1ère fois dans le jeu Gradius. Mais sa popularité a atteint des sommets quand les joueurs l'ont découvert dans le jeu 'Contra'. Ce code permettait alors de donner 30 vies au joueur.

Le code a été crée par Kazuhisa Hashimoto en 1986. La raison en était simple : Trouvant le processus de test trop difficile, il a inventé un code lui permettant de traverser tous les tableaux, sans avoir à se soucier de ses habiletés.

Le code peut maintenant être effectué dans une centaine de jeux, permettant de tricher ou encore simplement de débloquer un easter egg. Un des plus récents est celui sur l'application Facebook. Sur Facebook, faites UP UP DOWN DOWN LEFT RIGHT LEFT RIGHT B A ENTER pour voir apparaître de petits effets de lumière.

4. Myst, séparons le vrai du faux :

Plusieurs histoires entourent le succès inespéré entourant Myst, sorti en 1993, jeu PC le plus vendu de l'histoire jusqu'à ce que The Sims le surpasse en 2002. La rumeur la plus répandue est celle qui veut que les frères Robyn et Rand Miller aient conçu le jeu dans un cours universitaire et constatant le potentiel commercial de leur titre, aient abandonné leurs études pour compléter l'engin et devenir millionaires. Et bien, c'est faux.

Les frères Miller avaient fondé auparavant une compagnie (Cyan), spécialisée dans les jeux pour enfants. Leur talent leur avait d'ailleurs procuré de nombreux prix. Fait intéressant, Myst est sorti à l'origine exclusivement sur Macintosh, sans publicité aucune. Les critiques furent unanymes devant le jeu, certains qualifiant même l'expérience de jeu de spirituel. De nombreuses suites furent par la suite crées et le modèle fût souvent imité, mais rarement égalé.

5. Le World Trade Center retiré en catastrophe de Grand Theft Auto III :

GTA n'est pas étranger à la controverse. Même que Rockstar, studio développant la populaire série, aime bien la créer. Mais c'est bien malgré eux qu'en octobre 2001, quelques semaines après la tragédie du 11 septembre, qu'ils ont crée une commotion. Ils n'ont eu que quelques jours pour retirer le World Trade Center de leur jeu et le remplacer par une église. D'ailleurs, en s'approchant très près de cette église, on peut facilement voir les textures utilisées pour les tours jumelles.

Ils ont aussi dû refaire certaines missions, qui avaient un contenu jugé 'terroriste', pour ne pas froisser leur clientèle. Mais ils auront tôt fait de revenir à la charge, en raison du contenu de leur titre, dont le célèbre easter egg 'Hot Coffee', de Grand Theft Auto San Andreas.

6. L'étrange histoire de Polybius :

Si vous ne connaissez pas l'histoire de Polybius, l'histoire risque de vous amuser. En 1981, alors que les jeux vidéos commencent à faire leur apparition dans les arcades du coin et que des débats moraux sur les vertues et effets de ceux-ci, une rumeur se répand dans le monde entier comme une traînée de poudre.

Un jeu, similaire à Tempest, aurait pour effet de rendre fous tous ceux qui y jouent, les exposant à un stress immense et provoquant des cauchemars horrible. La bête a un nom : Polybius. Tous ceux qui y jouaient recevaient par la suite la visite de mystérieux 'hommes en noir'. Le créateur du jeu, Ed Rotberg, a longtemps été associé à un obscur parti politique secret.

La légende urbaine est né du fait qu'un jeu semblable, Tempest, pouvait provoquer certaines réactions épileptiques. Polybius fait maintenant parti du folklore et plusieurs émisions de variétés y font référence (voir image de cette article).

7. Et la palme du 1er jeu vidéo de l'histoire revient à... :

Voilà bien un débat sans fin. Encore faut-il déterminer ce qui répond au terme jeu vidéo. L'histoire veut que 'Cathode Ray Tube Amusement Device', crée en 1947, soit le 1er jeu vidéo de l'histoire. Le jeu utilisait un écran cathodique de radar et simulait le lancement de missiles.

Utilisant la même technologie, NIMROD, OXO, Tennis for Two et Space War virent le jour entre 1951 et 1961. Cependant, le premier jeu à être distribué commercialement est Computer Space (1972), crée par Nolan Bushnell et Ted Dabney. Nous pouvons même le voir dans le film d'anticipation 'Soleil vert', sorti en 1973.

Cela entraîna en 1972 la sortie de la première console, le Magnavox Odyssey. Et pour ceux qui se demandent quelle place revient à Pong ! dans cette histoire. La version arcade sortit en 1972 et la version console en 1975.

8. Les meilleurs vendeurs de l'histoire :

Voici une liste des meilleurs vendeurs de l'histoire en date de juin 2009. Je n'ai retenu que le meneur pour chaque console.

Wii : Wii Sports (45,71 millions)
NES : Super Mario Bros (40,23 millions)
Gameboy : Tetris (35 millions)
Nintendo DS : Nintendogs (22,27 millions)
SNES : Super Mario World (20 millions)
PC : The Sims (16 millions)
Gameboy Advance : Pokémon Ruby and Sapphire (13 millions)
PlayStation 2 : Grand Theft Auto: San Andreas (12 millions)
Nintendo 64 : Super Mario 64 (11 millions)
PlayStation : Gran Turismo (10,85 millions)
Xbox : Halo 2 (8 millions)
Xbox 360 : Halo 3 (8 millions)
GameCube : Super Smash Bros. Melee (7,09 millions)
Atari : Pac-Man (7 millions)
Sega Genesis : Sonic the Hedgehog 2 (6 millions)
PlayStation 3 : Resistance: Fall of Man (3,96 millions)
PSP : Monster Hunter Freedom Unite (jap) (3 millions)
Dreamcast : Sonic Adventure (2,5 millions)
Intellivision : Las Vegas Poker & Blackjack (2 millions)
Sega Saturn : Virtua Fighter 2 (jap) (1,7 million)

9. Nintendo doit livrer elle-même ses consoles :

Plusieurs gens l'ignorent, mais Nintendo a été fondé en 1889. La compagnie se spécialisait dans la création de cartes à jouer. Ses produits étaient très convoités. Une entente d'exclusivité avec Disney leur permirent de distribuer des cartes avec les populaires personnages de l'entreprise, décuplant leur vente. Ils ont aussi été les distributeurs exclusifs des premières consoles à être distribuées au Japon.

Suite au succès du Super Famicom (Nintendo au Japon), l'entreprise se lance à la conquête du marché Nord-Américain. Malgré un titre très fort, émulation encore meilleure que sa contrepartie d'arcade (Super Mario Bros), Nintendo se heurte à des portes closes. L'écroulement du marché du jeu vidéo en Amérique du Nord a laissé les distributeurs sur leur garde. Ne faisait ni une ni deux, Nintendo assure lui-même la distribution et loue des camions. Elle va porter elle-même toutes les consoles dans les Woolco (magasin à large surface de l'époque) nord-américain. Très vite, la folie s'empare de la nation et Nintendo n'a plus à distribuer elle-même ses consoles. 1985 sera l'année de la renaissance du jeu vidéo.

10. Le fiasco du film Final Fantasy :

L'incursion de Square dans l'univers du cinéma aura été un échec sur toute la ligne. Dès l'annonce d'un film sur la populaire Final Fantasy, les fans sont en liesse. Lorsqu'ils apprennent que ce sera le premier film "photo-réaliste', c'est la frénésie. Quatre ans de conception plus tard, c'est le désastre. Dès sa sortie en 2001, le film est dillapidé. Premièrement, l'histoire n'a rien à voir avec la série de jeu vidéo.

Les puristes, quoiqu'admiratifs devant certaines prouesses technologiques du film, se moquent du manque d'expression faciale des personnages. Le film ne récoltera que 85 millions au box-office mondial et Square épongera des pertes de 94 millions pour ce seul projet. Les ratés engendrés par ce film retarderont la fusion entre Square et Enix.

11. Activision, les premiers mercenaires du jeu vidéo :

Durant la genèse des jeux vidéos, ceux-ci étaient exclusivement développés par la maison-mère. Activision allait tout changer. Ceux-ci devinrent, en 1979, les premiers développeurs de jeu vidéo indépendant au monde. C'est à dire qu'ils avaient le loisir de développer leurs jeux et les vendre aux consoles de leur choix. Nous qualifions ce type d'entreprise aujourd'hui de 'third party developers'.

La compagnie fût fondé par 5 anciens membres importants d'Atari, David Crane, Larry Kaplan, Alan Miller et Bob Whitehead, qui en ont eu assez de ne pas toucher de dividendes sur les jeux qui se vendaient bien. Ces 5 jeunes prodiges produisaient 50% de la production totale chez Atari et cela a entraîner des conflits légaux. Devant l'écroulement du marché, Activision se penche alors vers le marché du jeu sur ordinateur et acquiert plusieurs petites sociétés au bord la faillite.

Ce qui mettra Activision définitivement au monde est la conception du jeu Pitfall !, considéré par plusieurs comme le premier jeu de plateforme au monde. Une suite de poursuites légales concernant le non-respect de droits d'auteurs vinrent grandement ralentir leur élan sur une période de 10 ans, mais la compagnie renaît de ses cendres au milieu des années 90, en étant engagé dans des titres à succès comme Tony Hawk, Mech Warrior et Call of Duty.

12. Le Kill screen de Donkey Kong :

Donkey Kong est en fait la conversion d'un jeu (Radar Scope) ayant lamentablement échoué en 1981. Shigeru Miyamoto a alors converti cet engin en l'un des jeux vidéos les plus populaires du début des années 80. Malgré des poursuites (Universal Studios affirmait que le jeu copiait le film King Kong, et Coleco eût à un moment à verser 3% de toutes les ventes de Donkey Kong au studio californien), le jeu devient rapidement le plus populaire de l'histoire jusque là.

Encore aujourd'hui, des fanatiques se livrent des batailles acharnées pour être considéré le meilleur joueur de Donkey Kong de tous les temps (je vous conseille fortement le documentaire The King of Kong: A Fistful of Quarters, opposant les deux meilleurs joueurs au monde, du vrai bonbon).

Ces cracks de Donkey Kong ont découvert un niveau caché, le 22ème, nommé le 'kill screen'. On peut compter sur les doigts d'une seule main les joueurs ayant atteint le 'kill screen'. En raison d'un bug du programmeur (array en mémoire trop courte), Mario meurt 5 secondes après son entrée dans le niveau et la partie se termine.

13. Un poisson d'avril cruel pour les fans de Street Fighter II :

Electronic Gaming Monthly ne croyait sûrement pas déclancher une telle polémique lorsqu'ils ont publié dans leur numéro d'avril 1992, une marche à suivre faisant en sorte que Shen Long apparaissait dans le tableau, figeant le temps à 99 secondes et vous battant à mort.

Pour accomplir ce easter egg, disons que ce n'était pas simple : Il fallait se rendre à M.Bison sans perdre d'énergie une seule fois dans les combats précédents. Par la suite, il fallait, toujours selon EGM, disputer 10 matchs nuls consécutifs contre M.Bison sans perdre d'énergie, avant de finalement voir Shen Long faire son apparition.

Shen Long était en fait un personnage inventé de toute pièce par EGM. Le magazine a même poussé l'audace en 1997 en lui inventant une histoire et un passé. Capcom a tellement trouvé le gag bon qu'ils l'ont inclus comme boss caché dans Street Fighter IV.

14. Le monde " -1" de Super Mario Bros :

Toute personne ayant joué à Super Mario Bros dans leur enfance connaissent le monde "-1". Tous savent comment y accéder mais peu connaissent la véritable utilité de ce monde. La réponse ? Aucune. Ce monde est bel et bien un bug de conception et n'était pas destiné à être découvert. Le bug japonais sur le Super Famicom comporte tant qu'à lui trois niveaux, dont une copie exacte du monde 1-3 avec Bowser, les frères marteau et plusieurs princesses Toad et tout cela, bien sûr, sous l'eau.

Le bug fût corrigé dans Super Mario All Star. Ce monde était à l'origine le 36ème en développement, mais abandonné par les concepteurs. Le -1 vient du fait que le code n'était pas conçu pour les tableaux a double décimales. Comme le joueur défile trop rapidement pour activer les tuyaux, déclanchant dans le code les options d'accéder au 2ème, 3ème et 4ème monde, il est alors téléporté dans ce 36ème monde incomplet.

15. Thrill Kill, le jeu qui va trop loin :

Thrill Kill est un jeu de combat à quatre personnes développé par Paradox Development à la fin des années 90's pour la Sony PlayStation, dont la mise en marché a finalement été annulée en raison de son contenu dérangeant. Electronic Arts a décidé au dernier moment qu'elle refusait d'être associé à un jeu contenant une violence aussi désensibilisante. Le jeu a cependant obtenu un grand succès sous son format 'bootleg' et est disponible partout sur Internet.

8 personnages au destin tordu se retrouvent en enfer pour se livrer un combat à mort. Les Thrill Kill, dérivés de fatalités de Mortal Kombat, causaient particulièrement problème, de par leur violence excessive. Et les personnages eux-même ne donnaient pas leur place :

Belladonna, découvrant son mari en pleine adultère, se tranforme en dominatrice, tue son homme et sa maîtresse avant de se suicider, électrocutée dans le bain

Cleetus, un cannibal du Kentucky, qui se bat avec la jambe d'une de ses anciennes victimes. Il est mort de faim, à la suite d'une infestation de vers dans son estomac.

Dr. Faustus, un chirurgien plastique dérangé de la Californie, qui prenait plaisir à déformer ses clientes.

The Imp, un nain sadique travaillant pour le gouvernement, souffrant du complexe de Napoléon. Il est mort après qu'il se soit amputé lui-même les deux jambes pour se poser des échasses.

Mammoth, une sorte de Yéti ayant travaillé pour le service postal des États-Unis. Après avoir été congédié, il a abattu plusieurs de ses anciens collègues avant de retourner l'arme contre lui.

Oddball, un détective travaillant pour le FBI, spécialisé dans les meurtriers en série, qui perdra la raison et deviendra lui-même un serial. Emprisonné dans une camisole de force, il se sert de sa tête et de son torse pour se battre.

Tormentor, un juge sadique armé d'une chaîne, exécuté sur la chaise électrique après avoir acquitté des criminels notoires, pour pouvoir ensuite les torturer lui-même

Violet, une adolescente travaillant dans un cirque. Elle a développé une haine envers les hommes après avoir été agressée. Elle est morte d'une blessure à la colonne vertébrale.

Vous saisissez pourquoi ce jeu a fait controverse à l'époque. Malgré son contenu douteux, l'engin était de qualité. Il a été récupéré et utilisé pour plusieurs autres jeux dans le futur, Wu-Tang: Shaolin Style, X-Men: Mutant Academy 1 et 2 et Rock 'Em Sock 'Em Robots Arena pour n'en nommer que quelques-uns.

16. Jeux vidéos chrétiens :

La fin des années 80 a donné lieu à l'apogée des jeux vidéos chrétiens sur Nintendo. Un peu comme le rock chrétien, ces titres obtiennent un succès certain sans obtenir de vitrine, très populaires de gens rétrogrades auprès du Sud d'un pays que nous ne nommerons pas :)

Des jeux comme Noah's Ark, Baby Moses, et David and Goliath voient alors le jour. Outre qu'ils partagent tous la particularité d'être très mal codés, ils véhiculent les valeurs chrétiennes. Dans Noah's Ark, le joueur doit amener (et parfois assommer) des animaux pour les empiler dans l'Arche. Noé récupère son énergie en lisant des versets de la bible. Dans Baby Moses, la soeur de Moise doit transporter son frère sur sa tête, un peu à la manière Mario qui transporte ses légumes dans Super Mario Bros 2.

17. Ne touchez pas à nos autos :

Le réalisme des collisions dans les jeux de course de nouvelle génération n'a pas fait que des heureux. Les compagnies automobiles ont commencé à voir d'un mauvais oeil le fait d'admirer leur création totalement démolies sur le petit écran.

Lentement mais sûrement, des constructeurs automobiles ont demandé à ce que l'on ne voit pas de dommages sur leur véhicules, en échange de licenses exclusives. Cela a poussé les développeurs de jeux vidéos à inclure des modèles fictifs de véhicules, leur permettant ainsi de leur faire subir tous les sévices inimaginables.

La situation n'a pas vraiment évolué avec les années. Le très attendu Gran Turismo 5 est sorti sans les dommages, créant une commotion dans la communauté. Le développeur mentionne qu'il n'est pas prêt à intégrer les dommages, tant que ceux-ci ne sont pas parfaitement réalistes. Une raison bidon, bien entendu...

18. Le scandale de Mike Tyson Punch out ! :

Mike Tyson Punch out ! est l'un des meilleurs jeux vidéos à être paru sur la console Nintendo. Dérivé de Mr.Dream Punch out !, la compagnie a décidé de s'associer au meilleur boxeur des 40 dernières années, Mike Tyson.

Mal leur en prit. Le brillant champion allait peu à peu accumuler les délits mineurs et majeurs et placer Nintendo, dont la clientèle-cible était les jeunes enfants, dans une position pour le moins inconfortable. Dans les dernières versions, Tyson est en effet remplacé de nouveau par MrDream, mais le mal est fait. Le titre de la nouvelle version officielle fut alors écourté à Punch Out !!

19. Lara Croft nue ? :

En 1996 apparaissait sur le marché une figure emblématique qui allait changer la vie de plusieurs pré-adolescents. La très plantureuse (et polygonale) Lara Croft faisait son apparition dans l'excellent jeu de EIDOS Tomb Raider. Dès lors, de nombreuses rumeurs concernant un code permettant d'admirer les attributs physiques de l'héroïne se sont mises à circuler.

Malheureusement pour ces jeunes pré-pubères, il n'en n'était rien. Un crack en informatique a bien sûr par la suite sorti une patch connue sous le nom de Nude Raider, mais on était loin de la vérité.

Dans la même veine, le créateur de Lara Croft, conserve un goût amer de l'aventure. Il en a contre l'hyper-sexualisation de l'aventurière et admet que ses attributs, notamment sa poitrine, ont été modifié sans son consentement.

20. Project Natal :

Conscient que cet article me fera encore passer pour une vieille croute, je termine mon texte avec une nouvelle technologie en développement, qui révolutionnera probablement le visage de l'industrie, le Project Natal.

Développé par Microsoft pour le Xbox 360, ce nouveau module permet de controller l'action à l'écran sans l'aide de manettes, simplement avec la détection de mouvements.

Microsoft a annoncé au E3 de 2009 avoir envoyé 1000 ensemble de développements aux créateurs pour commencer à explorer cette technologie. Sa mise en marché est prévue pour la fin 2010.

Une barre de 23 centimètres est placé au-dessus de votre téléviseur et capte tous les mouvements de l'utilisateur à l'aide d'une caméra RGB. Des senseurs CMOS permettent au périphérique de fonctionner sous toute condition de luminosité. Ils ont acquis la technologie de 3DV Systems, qui avaient élaboré leur idée par le biais du produit time-of-flight camera.

4 démos (dont une version de Burnout!, avec un volant invisible) ont été exposés à la dernière exposition électronique.
# Posté le mardi 09 juin 2009 20:34
Modifié le mardi 09 juin 2009 20:49

Kovalev de retour...comme capitaine !

Kovalev de retour...comme capitaine !
23 mai 2009 : Alors que nous nageons toujours dans l'incertitude concernant la direction que prendra notre équipe favorite, je me suis mis à réfléchir (ça m'arrive) et j'en suis venu à la conclusion qu'Alex Kovalev mériterait de porter le C sur son chandail l'an prochain (en assumant son retour bien sûr).

Voici donc, dans cet article écrit à la sauvette entre deux séances de tests, 7 raisons pour lesquelles Alexandre le Grand sera notre prochain capitaine :)

1. Alex fonctionne à l'énergie solaire :
Plus les projecteurs sont braqués sur lui, mieux il performe. Plus il est vénéré, davantage il se dépasse pour combler ses partisans. J'en faisais part dans mon article précédent (remise des bulletins), Kovalev appartient à cette rare race de joueur capable d'évoluer dans un marché comme Montréal et d'y trouver son compte. La jungle médiatique l'amuse. Sa popularité indéniable le comble. Je crois que davantage de responsabilités aurait pour effet d'améliorer son jeu.

2. Absence de prétendants :
Assumons que Koivu est parti (ce que je souhaite ardemment). Qui sont les candidats au titre de capitaine ? Komisarek ? Il ne reviendra pas à Montréal. Alors...Higgins ? Posez la question, c'est y répondre...Markov a plusieurs qualités, mais pas celles de leader. Hamrlik est capable d'aider les jeunes, mais son nom a été mentionné dans l'affaire des frères Kostytsyn. Qui reste-t-il ? Lapierre ? Trop tôt. Les choix potentiels n'abondent pas.

3. Ce serait une première en carrière :
Kovalev n'a jamais été le capitaine officiel d'une formation de la Ligue Nationale (à part en remplacement de Koivu, nous y reviendrons). Simplement pour les raisons mentionnées au point 1, je crois qu'il mériterait sa chance. S'il hérite d'une telle responsabilité, je crois que nous verrons apparaître chez le #27 des qualités de meneurs indéniables. En ayant l'impression de diriger SON équipe, il aurait encore davantage à coeur les succès de SA formation. Certains parlent de lui comme d'une personnalité narcissique. Je préfère utiliser le terme 'athlète fier'.

4. Le CH a bien performé avec Kovalev comme capitaine intérimaire :
Au début de l'année 2009, le CH a conservé une fiche de 8-3-1 avec le grand russe comme capitaine. En l'absence de Koivu. Et de Price, Higgins et Tanguay. On peut parler de hasard. On peut aussi parler d'inspiration. Kovalev est un athlète respecté par ses compatriotes. Il est intimidant. Il est dérangeant lorsqu'il est de mauvaise foi et qu'il critique ses coéquipiers, mais lorsqu'il est dans de bonnes dispositions, il peut avoir tout un impact sur la chambre.

5. Kovalev est une icône :
Les joueurs de l'ex URSS vouent un grand respect pour Kovalev, qui a été l'un des premiers joueurs à passer à l'Ouest et a y obtenir un certain succès. Ça tombe bien, plusieurs éléments importants de la formation partagent la même nationalité. Markov pour un et les frères Kost. Vous êtes peut-être prêts à jeter la serviette dans leur cas, mais pas moi. Ces jeunes, à défaut d'avoir des habitudes de vie exemplaires, ont un talent certain. Et Alex pourrait continuer à les encadrer.

6. Il a démontré beaucoup de leadership l'an passé :
On se rappelera l'an dernier, Kovalev avait été retourné chez lui, question de se reposer. Aujourd'hui, pas mal tout le monde connaît les faits de cet évènement nébuleux. Vous faites partie des rares à ne pas connaître le véritable fond de l'histoire ? Dites-vous seulement qu'Alex n'a rien à se reprocher dans cette histoire. Il a subi les contrecoups d'un évènement où il a agi exactement comme le ferait un bon capitaine.

7. Question de talent :
Certes, le talent n'est pas la qualité la plus importante chez un capitaine. Mais à l'heure où le Canadien a l'indécence d'y aller d'une autre augmentation de billets, malgré une saison pathétique et une crise économique qui ne semble pas vouloir ralentir, nous serions en droit de revoir le #27 et tant qu'à y être, en vertu des raisons mentionnées ci-haut, avec le C cousu à son chandail de façon permanente. Il a certes connu une saison ponctuée de hauts et de bas. Mais dans le dernier quart de la saison, là où ça compte, Kovalev nous a démontré pourquoi plusieurs le considèrent comme l'un des 10 joueurs les plus talentueux du grand circuit.
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# Posté le samedi 23 mai 2009 14:30

Remise des bulletins (CH, édition 2008-09)

Remise des bulletins (CH, édition 2008-09)
25 avril 2009 : Je voulais, comme le veut la tradition, dresser un bilan de l'horrible centenaire de nos Canadiens. Mais dans un contexte de surmédiatisation, il est difficile d'être original. Je crois que tout a été dit sur les ondes de La Zone, 110%, l'Antichambre, CKAC, Team 990 etc...Donc, question d'être encore moins original, j'ai décidé de procéder à une remise fictive de bulletins. À prendre avec un grain de sel...

Les premiers de classe :

Andrei Markov (78-12-52-64, -2 et 36 PIM) : 95%
Il est étonnant qu'Andrei Markov soit toujours l'un des défenseurs les plus sous-estimés de la ligue, malgré le fait qu'il évolue dans le plus important marché de la LNH. Le russe a connu sa meilleure saison en carrière, avant qu'un coup vicieux de Mikhaïl Grabovski ne vienne mette fin à sa saison et par le fait-même, aux espoirs des Canadiens. Il est le plus doué de la formation et sa capacité à relancer l'attaque, doublée d'une vision incroyable, en font un joueur essentiel aux succès du CH.

Maxim Lapierre (79-15-13-28, +9 et 76 PIM) : 90%
Si on nous avait dit au début de la saison que le joueur allant connaître la plus belle progression était Maxim, nous aurions été en droit d'être envahi par l'inquiétude. Sans avoir tous les talents, Lapierre est en train de se développer en un très bon 3ème centre, avec quelques habiletés offensives et du chien dans le nez. Il est le portrait-type du joueur qui obtient la faveur populaire à Montréal. S'il peut poursuivre sa progression et devenir un joueur de 40 points par saison, il fera oublier l'échec Chipchura (voir plus loin).

Robert Lang (50-18-21-39, +6 et 36 PIM) : 85%
Lang était le joueur le plus constant de la formation au moment de sa blessure. Certains analystes lui reprochaient sa vitesse ou son manque de vision, mais il était mon préféré pour une seule raison, il marquait des buts (peu importe la façon). Quel était son importance au sein de la formation ? Suffit de consulter la fiche de nos Glorieux en son absence. Gainey ne l'a jamais remplacé. Mais plus important encore, il semblait être le seul joueur à démontrer un peu de leadership. Il savait garder Kovalev heureux et se présentait à la patinoire tous les jours le sourire accroché au visage.

Jaroslav Halak (34-18-14-1, 2.86 et .915) : 80%
Les chiffres sont trompeurs. Bien que sa moyenne soit légèrement supérieure à celle de Price, il affiche un pourcentage d'arrêt de .010 supérieur à son coéquipier, lui conférant le 19ème rang dans la ligue à ce chapitre, devant Fleury, Nabokov et Fernandez entre autre. Halak a sauvé notre saison au cours d'un voyage dans l'Ouest où il a multiplié les miracles. Jaroslav a été traité injustement depuis son arrivée dans l'organisation. J'espère pour lui qu'il obtiendra finalement la chance de se faire valoir, à Montréal ou ailleurs !

Tom Kostopoulos (78-8-14-22, -1 et 106 PIM) : 80%
Kosto a poursuivi son bon travail de l'an dernier et a formé l'un des trios les plus efficaces du CH cette saison, en compagnie de Lapierre et Latendresse. Le grand grec ne marquera jamais 20 buts par saison dans la LNH, mais il compense par une ardeur irréprochable et est un travailleur acharné dans les coins. Je souhaite ardemment son retour dans la formation l'an prochain.

Obtiennent la note de passage :

Alex Kovalev (78-26-39-65, -5 et 74 PIM) : 75%
Comme les temps changent. Si on nous avait dit au début de l'année que Kovalev connaîtrait des difficultés, que ses chiffres seraient en baisse et que Carbo se verrait montrer la porte de sortie, nous aurions assumé que Kovalev serait crucifié sur la place publique. Et bien non. Alex jouit d'un capital de sympathie élevé et a su racheter une saison décevante en terminant l'année en beauté aux côtés de Koivu et Tanguay. Il nous a fait vivre des moments magiques au match des étoiles, il a démontré dans le dernier droit pourquoi on considérait son lancer comme l'un des meilleurs du grand circuit et n'oublions pas une chose : Kovalev appartient à cette très rare classe d'athlète capable d'évoluer sous les feux de la rampe à Montréal et carburant à cette visibilité et pression qui caractérise si bien notre ville. Je souhaite de tout coeur son retour.

Alex Tanguay (50-16-25-41, +13 et 34 PIM) : 75%
Malheureusement, le talentueux ailier a été affligé par les blessures tout au long de la saison. Nous avons quand même été en mesure d'admirer son talent au début et à la fin de la saison. Tanguay rend ses coéquipiers meilleurs et est doté d'une incroyable vision du jeu. J'espère de tout coeur que les insinuations bêtes et sans fondement concernant son désir de jouer en séries ne sonneront pas le glas de son départ. Il faut avoir la mémoire courte pour oublier l'impact important qu'il a eu lors de la dernière conquête de la Coupe par l'Avalanche. Le renouvellement de son contrat devrait se retrouver au sommet des priorités de notre directeur-général d'ici le 1er juillet.

Mathieu Schneider (67-9-23-32, -12 et 64 PIM) : 70%
Schneider s'est avéré une acquisition importante dans le dernier droit de la saison. Il a contribué à relancer un jeu de puissance anémique. Il n'est certes plus l'ombre du joueur qu'il était il y a 10 ans, mais il a apporté une contribution honnête. Et il a démontré beaucoup de courage en revenant au jeu malgré une blessure sérieuse. Il ne devrait cependant pas être de retour.

Matt D'Agostini (53-12-9-21, -17 et 16 PIM) : 65%
J'ai bien aimé ce que j'ai vu de Matt D'Agostini. Les rapports de Hamilton étaient bien vrai : le jeune peut marquer des buts. Il peut aussi sombrer dans de profondes léthargies. L'expérience acquise cette saison est inestimable. S'il peut faire preuve d'un peu plus de constance, nous pourrions avoir sous la main un marqueur de 25 à 30 buts. Et dans le contexte actuel, ce n'est pas à négliger.

Guillaume Latendresse (56-14-12-26, +4 et 45 PIM) : 65%
Guillaume a démontré de belles choses en début de saison, avant que le trio qu'il formait ne soit démantelé. Il a été éprouvé par les blessures. Dans le dernier droit, il a composé une ligne très dynamique avec Lapierre et Kostopoulos. Mais dans les faits, Latendresse ne rencontre toujours pas les attentes. Il possède les habiletés pour jouer sur les deux premiers trios, mais il ne semble pas parvenir à maturité. La prochaine saison en sera une très déterminante dans sa carrière.

Patrice Brisebois (62-5-13-18, -3 et 19 PIM) : 60%
Patrice a bien fait dans les circonstances, même s'il a un peu trop joué, en raison des blessures. Cette saison lui aura permis d'atteindre des plateau importants (1000 matchs en saison, 100 en séries). Il s'agit d'une belle histoire. L'autrefois mal-aimé défenseur est parvenu à regagner la faveur populaire avec une toute nouvelle attitude. Breezer ne devrait cependant pas être de retour l'an prochain.

Mathieu Dandenault (41-4-8-12, +7 et 17 PIM) : 60%
Mathieu a eu raison de contester son utilisation et de réclamer un échange. Les dirigeants ne lui ont jamais fait sentir son importance au sein du club. Bien que ce ne soit pas mon préféré, son départ risque de créer un grand trou. Dandenault est un joueur très polyvalent, pouvant jouer à toutes les positions. Il possède des habiletés, notamment la vitesse, lui permettant de jouer plusieurs rôles différents au sein d'une formation. Son départ n'aura pas l'impact d'un Mark Streit, mais sur une longue saison, on risque de s'ennuyer de cette police d'assurance un peu trop payée.

Josh Gorges (81-4-19-23, +12 et 37 PIM) : 60%
Josh s'est avéré une très belle surprise depuis son arrivée avec le CH. Il a connu une très bonne première moitié de saison. Il n'est cependant plus le même depuis qu'il a reçu un coup à la tête vicieux de la part du gentleman Denis Gauthier. Il a multiplié les erreurs en deuxième moitié de saison et je souhaite le voir redevenir le joueur qu'il était. S'il parvient à récupérer, il deviendra le défenseur numéro 5 de l'organisation pour des années à venir.

Glen Metropolit (76-6-11-17, -5 et 28 PIM) : 60%
On ne peut pas reprocher grand chose à Glen Metropolit. Il a pris la place de Steve Bégin et a bien fait depuis son arrivée. Il possède un peu de talent offensif et joue avec détermination. Son impact dans le club est cependant limité. Il peut accomplir son travail sur un 4ème trio mais au-delà de ça, ne nous attendons pas à des miracles.

Max Pacioretty (34-3-8-11, -3 et 27 PIM) : 60%
Pacioretty est tombé dans une profonde léthargie qui l'ont mené tranquillement mais sûrement à plier bagage pour retourner à Hamilton. J'ai cependant bien aimé ce que j'ai vu. Peut-être que certains s'attendaient à le voir marquer 25 buts dès cette saison. De mon côté, je me doutais bien que la marche était très haute entre les ligues américaines et la LNH. L'expérience acquise cette année est incommensurable et je suis convaincu qu'il sera un joueur régulier à Montréal d'ici deux ans.

Tomas Plekanec (80-20-19-39, -9 et 54 PIM) : 60%
Je sais, Pleky a connu une saison horrible. Il n'est plus l'ombre de lui-même depuis les séries 2007-08. Mais je me dois de lui attribuer la note de passage pour une seule et unique raison : le kid travaille fort. De l'aveu de l'entraîneur et des observateurs, Plekanec s'est démené toute l'année pendant les pratiques. Il pense peut-être trop. Il a connu une mauvaise saison. Et cela ne mérite pas qu'on le crucifie pour ensuite le jeter aux poubelles. J'ai toujours confiance en lui. Il est probable de le voir quitter sous d'autres cieux pendant l'entre-saison, son nom étant mentionné dans plusieurs rumeurs d'échanges, mais s'il est de retour en octobre, je suis confiant de le voir rebondir.

Devront prendre des cours d'été :

Francis Bouillon (54-5-4-9, -7 et 53 PIM) : 55%
On aime bien Francis pour son courage et le fait qu'il joue comme s'il mesurait 6 pouces de plus. Mais un Bouillon affecté par les blessures est un défenseur qui à la limite nuit à l'organisation. Francis se doit d'être à 100% pour contribuer comme il sait si bien le faire. Son style de jeu l'expose malheureusement à subir des blessures. Cependant, juste pour l'avoir forcé à disputer un match en séries malgré sa douleur évidente, le CH a l'obligation morale de lui soumettre une offre. L'organisation a sérieusement manqué de classe dans ce dossier.

Saku Koivu (65-16-34-50, +4 et 44 PIM) : 55%
Je vais utiliser le vieux discours usé : on ne peut rien reprocher à Saku sur la glace. Sa détermination et sa fougue en font un joueur important. Il a de plus couper sur les pénalités mineures cette saison. Nous avons cependant noter une baisse générale au niveau de sa qualité de jeu. Il n'a peut-être que 35 ans, mais son corps en a 40. Là où j'en ai, c'est pour avoir encore permis (et contribuer selon certains) aux joueurs d'avoir la tête de l'entraîneur. Il n'a pas joué son rôle de capitaine, alors que les jeunes faisaient la pluie et le beau temps au centre-ville. Il est maintenant temps de tourner la page. Le CH doit passer à la prochaine étape...sans Saku.

Roman Hamrlik (81-6-27-33, +4 et 62 PIM) : 50%
Voilà que se confirment mes craintes que j'avais manifestées lors de la signature d'Hamrlik. À ce moment, je considérais sa venue comme une bonne nouvelle, mais j'en avais contre le montant et surtout, la durée de son contrat. Alors qu'on s'attendait à voir Roman prendre plus de responsabilités sur le jeu de puissance avec le départ de Streit, nous avons été témoins du jeu erratique d'un défenseur sur la pente descendante. Nous aurions pu nous consoler en nous rabattant sur l'aspect leadership et encadrement qu'il était supposé apporter, mais son nom a été mentionné dans le pétard mouillé concernant les Kostitsyn.

Doug Janik (15-0-1-1, -3 et 4 PIM) : 50%
Qui ?

Andrei Kostitsyn (74-23-18-41, -7 et 50 PIM) : 50%
Andrei a probablement été le plus mauvais joueur des Canadiens en 2ème moitié de saison. Mais il a tout de même récolté 23 buts. Ce n'est pas négligeable. Contrairement à la majorité, je suis loin d'avoir jeté la serviette dans son cas. Je le considère toujours comme un joueur ayant le potentiel d'enfiler 40 buts en une saison et je ne considère pas sa sélection au détriment de Jeff Carter comme une erreur majeure (la sélection de Fischer au profit de Giroux est 100 fois plus révoltante). Un peu comme Plekanec, je suis prêt à lui pardonner une mauvaise saison et j'espère qu'en faisant un peu de ménage dans sa vie, il redeviendra le joueur de l'an passé.

Carey Price (52-23-16-10, 2.83 et .905) : 50%
Carey...Carey...Carey...Ou bien on le défend bec et ongle, ou bien on lui attribue tous les maux du monde. Entre les fans hystériques et Bob Gainey qui le vend comme un pur-sang (a-t-il le choix, il l'a sélectionné devant Setoguchi, Kopitar, Oshie et compagnie avec le plus haut rang de sélection depuis 1980, au cours de la cuvée la plus talentueuse des 20 dernières années). La direction nous rappelle qu'il n'a que 21 ans. Soit. Steve Mason a 20 ans. Kessel, Toews, Backstrom ont 20 ans. Seteguchi et Kopitar 21. Carey Price a connu une mauvaise saison. Très mauvaise en fait. Mais je ne perd pas espoir. Car avec ses bâtons fracassés contre la bande et son geste de dérision lors du dernier match des séries, le jeune a démontré qu'il avait du caractère. Et il en aura besoin d'une beurée pour passer au travers de la tempête actuelle. Nous ne contrôlons pas ce qui se passe à l'extérieur de la patinoire, mais s'il a atteint son bas-fond, il ne peut que remonter et il est le principal artisan de son malheur ou de son bonheur, c'est selon.

Gregory Stewart (20-0-1-1, -4 et 32 PIM) : 50%
Stewart pourrait trouver son utilité dans les années à venir. Nous avons besoin de ce type de joueur baveux, pouvant jeter les gants à l'occasion et doté de certaines habiletés offensives. Au cours de cette première saison, il a cependant la tendance de se comporter comme un poule pas de tête. L'expérience acquise devrait lui permettre de mieux choisir ses occasions de provoquer l'adversaire. Je souhaite le voir poursuivre sa progression, même s'il possède un talent limité.

Doublent leur année :

Christopher Higgins (57-12-11-23, -1 et 22 PIM) : 45%
À la défense d'Higgins, je peux comprendre sa baisse de motivation. Son nom a circulé dans toutes les rumeurs de transactions. À trois reprises, son directeur-général a confirmé l'avoir inclus dans une offre (dans les dossiers Sundin, Hossa et Lecavalier). Christopher ne se sent plus désiré. Cela n'excuse cependant pas son attitude arrogante avec les journalistes, ses comportements hors-glace et sa mauvaise qualité de jeu. Celui que l'on voyait sur les deux premiers trios, peut-être futur capitaine du Tricolore a terminé la saison sur un 4ème trio. Nous aurions dû l'échanger au moment où sa valeur marchande excédait largement sa valeur réelle. Car présentement, nous risquons d'avoir à composer avec un nouveau Chad Kilger.

Michael Komisarek (66-2-9-11, 0 et 121 PIM) : 45%
Vous voulez toujours conserver Komisarek à n'importe quel prix ? Moi pas. La dernière saison nous a permis de constater des carences évidentes dans le jeu du grand Mike. Il est incapable de compléter une première passe, a complètement délaissé l'aspect physique de son jeu et a multiplié les erreurs dans son territoire. Quel est son utilité ? Alors qu'on s'attendait à le voir progresser, il a régressé. Sa confiance semble avoir été affectée par un rude combat contre Milan Lucic. Et ce dernier s'est bien chargé de lui rappeler la situation une autre fois en séries. Komisarek recevra probablement une offre mirobolante de Long Island ou New Jersey. Et je souhaite que nous le laisserons aller, quitte à s'en mordre les doigts dans quelques années.

Kyle Chipchura (13-0-3-3, -6 et 5 PIM) : 40%
Quel erreur au repêchage ! Il y a lent et lent ! Je suis sceptique depuis le jour 1 dans son cas. Lorsque nous l'avons repêché, on nous a vanté son leadership et on nous a mentionné qu'il allait devenir un 3ème centre. Depuis quand repêche-t-on des joueurs étiquettés 3ème trio en 1ère ronde ? Son coup de patin se veut un handicap majeur et il ne possède malheureusement pas d'autres qualités permettant de pallier à cette faiblesse évidente.

Ryan O'Byrne (37-0-5-5, -7 et 58 PIM) : 30%
Voilà un autre projet auquel je n'ai jamais cru. Loin d'avoir progressé cette année, il semble même être en perte de vitesse. Son gros gabarit lui permet d'obtenir la clémence et la patience de l'organisation. Pendant ce temps, Weber rongeait son frein à Hamilton. On dit que Ryan a bien fait lors de son 2ème séjour dans la ligue américaine ? Parfait, laissez-le donc en bas pour toute la saison 2009-10, question qu'il contribue aux succès de notre club-ferme !

Georges Laraque (33-0-2-2, -6 et 61 PIM) : 25%
George a fait parler de lui avec ses déclarations, mais bien peu pour son jeu sur la patinoire. Il est arrivé à Montréal en mauvaise forme. Il a comparé Montréal à un zoo. Il a fraternisé avec l'adversaire tout au long de la saison et des séries. Il a signé pour beaucoup trop pour beaucoup trop longtemps. On nous disait que son addition allait surtout avoir un impact en séries. Nous voyons le résultat. SVP, rachetez son contrat.

Sergei Kostitsyn (56-8-15-23, -3 et 64 PIM) : 20%
Le cas classique d'une carrière prometteuse compromise par une attitude douteuse. Ne nous mentons pas. Sergei a du talent, beaucoup de talent. Le fait qu'il n'aie pas répondu aux attentes a beaucoup à voir, à mon avis, avec le 8ème échelon des Canadiens. On le voyait sur un des deux premiers trios aller chercher une soixantaine de points. Sera-t-il capable de prendre un temps d'arrêt et de faire un point sur sa vie ? Je le souhaite ardemment mais j'en doute. Il n'est pas trop tard dans son cas. L'été sera un moment charnière dans sa carrière. Et il est le seul maître de sa destinée...
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# Posté le samedi 25 avril 2009 13:00
Modifié le samedi 25 avril 2009 13:12

Les 15 meilleures transactions de l'histoire du CH !

Les 15 meilleures transactions de l'histoire du CH !
22 mars 2009 : Chose promise, chose dûe. Je ne laisserai pas la morosité qu'entraînent en moi les récentes performances médiocres de mon club préféré altérer mon optimisme. Un peu de positif ! Place, à mon humble avis, aux 15 meilleures transactions de l'histoire du CH. Encore une fois (à part une exception dans ce décompte), je mets de côté les échanges de choix car à mon avis, il y a un grand facteur chance dans le processus de repêcher un grand joueur avec un choix obtenu par transaction. D'ailleurs, au cours des années 60 et 70, aux prises avec un débordement de talent (dieu que j'aimerais qu'on vive le même problème aujourd'hui), le CH cédait souvent de jeunes joueurs prometteurs contre des 1er choix au repêchage, ayant contribué à bâtir leurs dynasties.

15.

Un peu comme dans mon article précédent, je commence avec deux cas spéciaux, que je n'arrive pas à classer. Ce ne sont pas nécessairement des transactions où l'on peut déterminer nettement un gagnant, mais elles ont été faites dans un contexte où le mouvement a améliorer le club.

Deux cas spéciaux

(1er cas)

13 mars 2001 :
À Montréal : Jan Bulis, Richard Zednik, choix de 1ère ronde (Alexander Perezhogin)
À Washington : Dainius Zubrus, Trevor Linden, choix de 2ème ronde (Andreas Holmqvist)

André Savard est à mon humble avis l'un des DG les plus sous-estimés de l'histoire de l'équipe. Il a probablement hérité du club le plus moribond de l'histoire de la Sainte-Flanelle. Il est celui qui a entrepris le grand ménage. Il est celui qui a engagé Trevor Timmins, mettant fin à une dizaine de plus d'une décénnie de repêchages moribonds. On s'entend pour dire que Zednik et Bulis ne s'inscrivent pas parmi les grands joueurs de l'histoire du CH, mais cette transaction aura été le 1er pas vers l'acquisition d'une certaine profondeur. Certes, Zubrus connaîtra par la suite une certaine émergence, mais il y a fort à douter que cela se serait produit à Montréal.

14.

Deux cas spéciaux

(2ème cas)

29 novembre 1977 :
À Montréal : Pierre Larouche, Peter Marsh
À Pittsburgh : Peter Lee, Pete Mahovlich

Encore une fois, si l'on regarde les chiffres, on ne peut pas déclarer les Canadiens défitivement gagnants. Pete Mahovlich, en fin de carrière, disputera trois saisons d'environ 60 points avant de terminer sa brillante carrière dans la ligue américaine. Peter Lee connaîtra deux saisons de 30 buts à Pittsburgh, avant de s'exiler en Allemagne. Pierre Larouche de son côté ? Il deviendra le premier centre (et toujours le seul à ce jour) à atteindre le plateau des 50 buts à Montréal. Son passage fût tumultueux (d'aucuns affirment qu'il est l'inspiration directe de notre Pierre Lambert national) et de courte durée, mais il aura eu un impact non négligeable sur notre imaginaire collectif.

13.
Date du vol : 21 décembre 1964
Éléments impliqués :
À Montréal : Dick Duff, Dave McComb
À NY Rangers : Bill Hicke, Jean-Guy Morissette
Responsable : Sam Pollock
Description des faits :
Dick Duff est encore considéré aujourd'hui comme l'un des joueurs les plus endurants et robustes ayant joué dans la LNH. En 2006, la LNH a reconnu son courage et sa détermination en l'intronisant au Temple de la Renommée, malgré des statistiques marginales. En 1964, le CH faisait son acquisition. Il allait rendre de précieux services à la formation pendant 6 saisons, ajoutant 4 Coupes Stanley à son palmarès déjà impressionnant. En retour de ses services, le CH cédait deux joueurs qui ne joueront jamais dans la LNH. Une entrée fracassante pour le nouveau directeur-général Sam Pollock, nouvellement en poste, suite à la retraite de Frank J. Selke !

12.
Date du vol : 25 février 2007
Éléments impliqués :
À Montréal : Josh Gorges, choix de 1ère ronde (Max Pacioretty)
À San Jose : Craig Rivet, choix de 5ème ronde (Julien Demers)
Responsable : Bob Gainey
Description des faits :
Je fais ici entorse à mon affirmation voulant que je n'inclue pas les échanges avec choix. Mais on parle ici de Craig Rivet, défenseur honnête sur le point d'obtenir son autonomie complète, ayant selon les dires de certains un impact néfaste dans la chambre. En retour, nous mettons la main sur un jeune défenseur qui ne cesse de progresser depuis son arrivée à Montréal (cependant ralenti depuis qu'il a subi une commotion cérébrale) et un choix de 1ère ronde nous ayant permis de réaliser le vol du repêchage de 2007 de mettre possiblement la main sur notre premier attaquant de puissance depuis des lunes. Un vol, vous dites ?

11.
Date du vol : 26 juin 2004
Éléments impliqués :
À Montréal : Radek Bonk, Cristobal Huet
À San Jose : Mathieu Garon, choix de 3ème ronde (Paul Baier)
Responsable : Bob Gainey
Description des faits :
Certains parlent d'un coup de chance. Et ils n'ont pas torts. Mathieu Garon était un jeune gardien qui voyait sa progression ralentie par la présence d'un Théodore dominant dans l'organisation. Cristobal Huet était un gardien nébuleux sur qui le CH ne possédait que très peu de renseignements. On connaît la suite. Garon n'a jamais été capable d'atteindre le niveau qu'on espérait tant de lui. Théodore allait couler comme une tonne de briques et Huet allait répondre à l'appel de renfort avec brio. Je persiste à croire que notre cousin français n'a jamais obtenu le mérite qui lui revenait lors de son passage dans l'organisation. Nous avons de plus obtenu un 3ème centre, Bonk, qui même s'il a été au coeur des railleries des partisans au cours de ses deux saisons à Montréal, se sera acquitté de ses tâches défensives admirablement.

10.
Date du vol : 7 novembre 1988
Éléments impliqués :
À Montréal : Russ Courtnall
À Toronto : John Kordic, choix de 6ème ronde (Mike Doers)
Responsable : Serge Savard
Description des faits :
On cite souvent cette transaction comme l'un des bons coups de l'organisation. Il faut cependant se rappeler qu'il est d'usage de céder un peu plus pour mettre la main sur un homme fort de qualité. Mais encore une fois, le destin viendra brouiller les cartes. Aux prises avec de sérieux problèmes de consommation de drogues, John "Rambo" Kordic allait s'éteindre 4 ans plus tard. Russ Courtnall, affectueusement surnommé 'le chevreuil' par Pat Burns, jouera trois saison et demi à Montréal, où il électrisera la foule par sa vitesse et connaîtra une saison de 76 points en 1990-91. Se pourrait-il que le Sénateur se soit gardé de faire part de certains détails scabreux à son homologue des Leafs ?

9.
Date du vol : 1er mars 2000
Éléments impliqués :
À Montréal : Sheldon Souray, Josh DeWolf, choix de 2ème ronde (Andreas Holmqvist)
À New Jersey : Vladimir Malakhov
Responsable : Réjean Houle
Description des faits :
Et oui, Réjean Houle a déjà conclu de bonnes transactions, du moins, une bonne. Au début du nouveau millénaire, il est parvenu à refiler notre adepte des pentes abruptes Vladimir Malakhov aux Devils, mettant la main en retour sur le beau Sheldon. Malakhov passera persqu'immédiatement aux mains des Rangers et amorcera sa descente aux enfers. Pendant ce temps, Souray allait tranquillement amorcer sa progression le menant à devenir l'un des meilleurs défenseurs offensifs du circuit, allant même jusqu'à fracasser le record pour le nombre de buts en avantage numérique par un défenseur en 2006-07. Certes, son passage fût marqué par les blessures et des carences défensives évidentes, mais nul doute que Gainey aimerait compter sur un tel assassin à la pointe par les temps qui courent.

8.
Date du vol : 2 mars 2004
Éléments impliqués :
À Montréal : Alexei Kovalev
À NY Rangers : Jozef Balej, choix de 2ème ronde (Bruce Graham)
Responsable : Bob Gainey
Description des faits :
Ils s'en trouveront pour dire que dans les faits, cette transaction a apporté beaucoup de négatif et je ne saurais les blâmer. Reste que nous avons mis la main sur le joueur le plus populaire depuis quelques années à Montréal, élu sur la 2ème équipe d'étoiles en 2008, contre un jeune prospect dont le seul fait d'armes depuis la transaction aura été de changer de couleur de cheveux. Alex a un tempérament difficile, a été à la source de plusieurs controverses depuis son arrivée, mais occupe toujours une place importante dans le coeur des partisans. Pourquoi ? Parce qu'il déborde de talent tout simplement et qu'il s'implique dans le milieu montréalais.

7.
Date du vol : 20 septembre 1991
Éléments impliqués :
À Montréal : Kirk Muller, Roland Melanson
Au New Jersey : Stéphane Richer, Tom Chorske
Responsable : Serge Savard
Description des faits :
Voilà comment allait se terminer la carrière du dernier marqueur de 50 buts à Montréal. En permettant à l'organisation de compléter l'une de ses bonnes transactions des 20 dernières années. Rappelons les faits. Stéphane Richer est un athlète oh combien talentueux, mais inconstant. Le nombre de buts marqués par l'athlète au cours de ses 4 dernières saisons parlent d'eux mêmes : 50-25-51-31. Kirk Muller, de son côté, est reconnu partout comme l'un des plus grands leaders de la ligue. Et ses habiletés offensives ne sont pas à négliger : il a déjà connu deux saisons de 80 points et plus à titre de capitaine des Mickey Mouse du New Jersey. La suite appartient à l'histoire. Richer connaîtra deux saisons de 30 buts avec sa nouvelle équipe avant de sombrer tranquillement, mais sûrement, dans l'oubli (il sera même rapatrier à Montréal le temps d'une saison et des poussières). Kirk Muller disputera 3 saisons et demi à Montréal, inscrivant 94 points l'année de la Coupe en 1993. Il sera cependant impliqué dans un échange gigantesque, permettant aux Canadiens de mettre la main sur Pierre Turgeon (échange ne figurant pas dans ce classement, en raison du traitement inadéquat que le CH a réservé à la grande star de Rouyn). Un bénéfice marginal découle même de cette transaction : Roland Melanson allait devenir, à la fin de sa carrière, l'entraîneur des gardiens des Canadiens et encore à ce jour, il s'acquitte bien de sa tâche dans le développement des jeunes gardiens prometteurs de l'organisation.

6.
Date du vol : 28 octobre 1983
Éléments impliqués :
À Montréal : Bobby Smith
Au Minnesota : Keith Acton, Mark Napier, choix de 3ème ronde (Ken Hodge Jr)
Responsable : Serge Savard
Description des faits :
Cette première transaction d'importance de Serge Savard est aussi, selon ses dires, sa meilleure. Vous connaissez par coeur le discours des analystes qui décrient l'absence d'un gros centre à Montréal ? Bobby Smith en est le prototype. Le Sénateur en rajoute en disant que les Canadiens n'auraient jamais remporté la Coupe en 1986 sans la présence de cet ancien premier choix au repêchage universel de 1978. Mesurant 6 pierds 4 pouces et pesant 210 livres, Smith connaîtra 7 excellentes saisons à Montréal, atteignant même 93 points l'année suivant sa seule et unique conquête du précieux trophée. En retour, Savard ne céda que deux joueurs reconnus pour leur ardeur au travail, mais au talent limité, qui connaîtront une carrière poinctuée de hauts et de bas dans la LNH.

5.
Date du vol : 15 août 1986
Éléments impliqués :
À Montréal : Brian Hayward
À Winnipeg : Steve Penney, Jan Ingman
Responsable : Serge Savard
Description des faits :
Comment une transaction impliquant un gardien auxilière peut-elle figurer si haut dans le classement ? C'est bien simple. Elle a permis de façonner la carrière de Patrick Roy. Suite au miracle du printemps de 1986, Savard se résoud à échanger Steve Penney, gardien à la mitaine déficiente aux Jets, en retour de leur gardien numéro 1, Brian Hayward, sur le point de perdre son poste de gardien au profit des jeunes Daniel Berthiaume et Eldon "Pokey" Reddick. La suite est connue de tous. Roy et Hayward remporteront trois trophées Jennings sur une période de 4 ans, où les deux gardiens se partageront presqu'équitablement le filet. Nul doute que notre jeune prodige Carey Price aimerait bien compter sur ce type de vétéran d'expérience. Attendez, nous avions déjà Cristobal Huet...

4.
Date du vol : 13 janvier 1971
Éléments impliqués :
À Montréal : Frank Mahovlich
À Détroit : Guy Charron, Bill Collins, Mickey Redmond
Responsable : Sam Pollock
Description des faits :
Voilà une situation où le vieux dicton qui dit que le gagnant dans une transaction est celui qui obtient le meilleur élément s'applique à merveille. Pour faire l'acquisition du bon vieux Frank Mahovlich, qui connaîtra 4 saisons avec une moyenne supérieure à un point par match en autant d'années avec le CH, Montréal céda quand même de bons joueurs. Guy Charron connaîtra ses meilleures années avec les pitoyables Capitals de Washington et atteindra le plateau des 70 points à 4 reprises, Bill Collins connaîtra une carrière qui ne passera pas à l'histoire, mais disputera tout de même 768 matchs dans le grand circuit et Mickey Redmond deviendra l'un des bons joueurs des Wings pendant les années 70's. Mais un fait demeure. Frank Mahovlich connaîtra ses meilleurs moments en carrière à Montréal, partageant le vestiaire avec son frère et plusieurs le considèrent encore aujourd'hui comme le meilleur ailier gauche de l'histoire de la Sainte-Flanelle.

3.
Date du vol : 27 août 1992
Éléments impliqués :
À Montréal : Vincent Damphousse, choix de 4ème ronde (Adam Wiesel)
À Edmonton : Shayne Corson, Brent Gilchrist, Vladimir Vujtek
Responsable : Serge Savard
Description des faits :
Est-ce que mon jugement est altéré par le fait que Vincent Damphousse était mon joueur préféré dans ma jeunesse ? Peut-être. Reste que cette transaction s'inscrit comme l'une des meilleures de l'histoire des Canadiens. Damphousse disputera 7 saisons à Montréal où il récoltera 97, 94, 94 et 81 points durant ses meilleures années. Aucun joueur n'est parvenu à répéter pareil exploit avec le CH depuis. Il sera l'un des principaux artisans de la conquête de la Coupe Stanley en 1993, terminant au premier rang des pointeurs de l'équipe, avec 23 points en 20 matchs. Les Oilers auront payé cher leur attaquant de puissance tant convoité. Corson ne disputera qu'une seule saison complète dans la ville du pétrole, avant de lancer la mode des agents libres signés à gros prix, choisissant l'offre lucrative des Blues au cours de l'été 1995. Pour compléter la transaction, Savard expédia Brent Gilchrist, un plombier honnête et Vladimir Vujtek, qui ne deviendra jamais un joueur de la LNH.

2.
Date du vol : 6 juin 1969
Éléments impliqués :
À Montréal : Pete Mahovlich, Bart Crashley
À Détroit : Garry Monahan, Doug Piper
Responsable : Sam Pollock
Description des faits :
Pete Mahovlich connaît un début difficile dans l'organisation des Red Wings, étant balloté entre le grand club et la filiale de Hamilton au cours de ses 4 premières saisons. Le DG de l'époque se résoud finalement à échanger le prometteur joueur de centre aux Canadiens. Au cours de son passage de 9 saisons avec la Sainte-Flanelle, il atteindra le plateau des 100 points à deux reprises, remportera la Coupe 4 fois et jouera dans la série du siècle de 1972. Garry Monahan deviendra un joueur de centre au talent limité alors que Doug Piper ne jouera jamais un match dans la LNH. Le plus drôle dans cette histoire est que les Red Wings répèteront à peu près la même erreur quelques années plus tard dans le dossier Marcel Dionne : Ils échangeront le 4ème meilleur buteur de tous les temps après qu'il aille connu des débuts laborieux dans l'organisation (malgré une éclosion avec 121 points à sa dernière saison dans la ville de l'automobile).

1.
Date du vol : 28 juin 1964
Éléments impliqués :
À Montréal : Alex Campbell, Ken Dryden
À Boston : Guy Allen, Paul Reid
Responsable : Sam Pollock
Description des faits :
Vous l'ignoreriez peut-être, mais le grand Ken Dryden a été acquis par voie de transaction, 6 ans avant de débuter une courte mais prestigieuse carrière avec la Sainte-Flanelle. Après une brillante carrière dans le Junior B avec Toronto, Dryden est repêché par les Bruins de Boston en 3ème ronde. Le grand gardien avait cependant émis des conditions très claires : il voulait compléter ses études au collège et à l'université avant d'entreprendre sa carrière. Serait-ce pour cette raison, les Bruins décidèrent d'échanger ses droits à Montréal dans un échange aux apparences mineur. Dryden obtint son diplôme à l'Université Cornell, tout en étant l'une des grandes stars sur la glace du club de l'établissement, en maintenant une moyenne de 1.65 en 71 parties. Après avoir obtenu un autre diplôme, cette fois-ci en droits au Manitoba, Dryden était rappelé par Montréal.

Est-ce nécessaire de rappeler les faits ? Ken Dryden allait remporter le Connie Smythe au cours du printemps de 1970, défaisant en grande finale...les Bruins de Boston ! Certains diront que Dryden aura été un gardien surestimé, béni par la présence de l'un des clubs les plus dominants de l'histoire et d'une brigade défensive sans commune mesure. D'autres diront qu'il s'agissait d'un échange mineur dans les corconstances et que bien malin est celui qui aurait pu prédire un tel dénouement.

Mais dans ces circonstances, je juge approprié de classer cette transaction en première position. Car elle nous rappelle toute la magie, aujourd'hui déficiente, qui semblait suivre l'évolution de nos favoris dans chacun de leurs faits et gestes. Et il est tout de même ironique, alors que l'échange de Roy occupe le premier rang de ce classement inversé, un autre des grands cerbères de l'organisation aura été acquis dans une transaction ayant tous les apparences d'un bon film d'Hollywood.
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# Posté le dimanche 22 mars 2009 16:48
Modifié le dimanche 22 mars 2009 17:20

Les 15 pires échanges de l'histoire du CH

Les 15 pires échanges de l'histoire du CH
26 février 2009 : Je me suis prêté à l'exercice de retracer les 15 pires transactions de l'histoire du Canadiens de Montréal. C'est assez subjectif de tenter de déterminer quelle transaction a été plus moche qu'une autre, mais en bout de ligne, 15 mouvements de joueurs se sont imposés. J'ai laissé de côté les transactions où un choix transigé devenait une superstar, car dans ce cas précis, on parle d'une loterie plus qu'autre chose. Mes choix ne sont probablement pas les vôtres, mais bon, je me lance :)

De plus, comme je constate que la teneur de mon blog est un peu négative par les temps qui court (influencée par les récentes performances de nos Habs ?), le prochain article traitera des 15 meilleures transactions.

15. Mention spéciale : Les transactions dangereuses.
Avant de passer au classement à proprement dit, j'avais le goût de débuter avec les transactions qui auraient pu véritablement tourner au vinaigre, n'eût été d'un heureux concours de circonstances. Le genre de transaction qui aurait pu nous hanter pendant longtemps. Dans cette catégorie, je pense à deux transactions en particulier :

22 janvier 2003 :
À San Jose : Jeff Hackett
À Montréal : Niklas Sundstrom, choix de 3e ronde (Paul Baier)

À Boston : Jeff Hackett, Jeff Jillson
À San Jose : Kyle McLaren, choix de 4e ronde

...ou la fois où André Savard s'en est fait passer une petite vite ! Rappelons les faits. José Théodore commence à s'affirmer comme un véritable numéro 1. Les Bruins, avec Steve Shield et John Grahame, devancent le Canadiens par une dizaine de points au classement. La dernière chose que veut Savard est d'envoyer son gardien expérimenté à son rival de division. C'est pourquoi il l'expédie très loin dans l'Ouest. Mais O'Connell le cachotier avait une entente avec Wilson et celui-ci acquiert Hackett immédiatement. André Savard avouera plus tard s'être fait avoir et heureusement que l'aventure Hackett à Boston a fait chou blanc, car elle aurait pu hanter l'organisation pendant longtemps.

Dans la même veine, une autre transaction au potentiel explosif :

26 février 2008 :
À Washington : Cristobal Huet
À Montréal : Choix de 2e ronde de 2008

Cette transaction encore fraîche à nos mémoires aurait pu s'avérer castrophique. Le CH flirtait avec le 1er rang de l'Association pendant que Washington ne recherchait qu'un gardien de qualité pour remonter à la 8e position. Une confrontation Montréal-Washington était donc très probable, dès la 1ère ronde. Je n'aurais pas voulu rencontrer un athlète fier comme Huet dès le 1er tour. Et à en juger par la performance douteuse de nos favoris au dernier printemps, je crois que cela aurait signifier une sortie expéditive. Heureusement, Huet a aidé les Caps à se faufiler jusqu'en 3e position de l'association, avant de baisser pavillon en 7 matchs, dans une série controversée où Huet a été ennuyé par de l'obstruction.

Passons maintenant au vrai décompte...

14.
Date de l'effraction : 5 mai 1999
Éléments impliqués :
À Montréal : Trevor Linden
À NY Islanders : Choix de 1ère ronde (Branislav Mezei)
Coupable : Réjean Houle
Véritable coupable : L'éclaireur couvrant les Islanders en 1999
Description des faits :
Pas nécessairement une transaction dramatique, mais l'exemple parfait d'une occasion où l'on donne beaucoup trop pour ce que l'on obtient. Trevor Linden, autrefois la fierté de Vancouver, connaîtra un passage rapidement oublié dans l'uniforme de la Sainte-Flanelle (30 et 33 points en 50 et 57 matchs). Heureusement, André Savard réparera en partie l'erreur quelques années plus tard dans une bonne transaction avec les Capitals. Quelqu'un n'a pas fait son travail d'évaluation correctement...

13.
Date de l'effraction : 15 janvier 1998
Éléments impliqués :
À Montréal : Patrick Poulin, Mick Vukota, Igor Ulanov
À Tampa Bay : Stephane Richer, Darcy Tucker, David Wilkie
Coupable : Réjean Houle
Véritable coupable : Le beau-frère
Description des faits :
Six éléments, un seul ressortant du lot : Darcy Tucker. La petite peste avait démontré de belles choses à Montréal, mais on ne voyait en lui qu'un plombier dérangeant. Cependant, dès sa première saison complète à Tampa Bay, il doublera sa production offensive (43 points), connaîtra 5 saisons de 20 buts ou plus et aura une carrière somme toute respectable. Igor Ulanov rendra de bons services au CH sans plus. Poulin sera incapable de répéter ses prouesses offensives avec la Sainte-Flanelle. Mick Vukota sombrera dans l'oubli. Richer ne retrouvera jamais sa touche et David Wilkie, jadis un prospect prometteur de l'organisation, sombrera dans l'anonymat la plus complète très rapidement...Tucker aura été victime de la réputation qu'aura laissé derrière lui son beau-frère (Corson) dans l'organisation.

12.
Date de l'effraction : 13 juin 1961
Éléments impliqués :
À Montréal : Lou Fontinato
À NY Rangers : Doug Harvey
Coupable : Frank J. Selke
Véritable coupable : Vic Hadfield
Description des faits :
On ne peut vraiment blâmer le CH pour celle-là. Certes, ils ont échangé probablement le meilleur défenseur de l'histoire, mais il avait environ 37 ans. L'organisation était cependant loin de se douter que le défenseur tout-étoile allait traîner l'équipe d'expansion de St.Louis en finale de la Coupe deux années de suite tout près de la mi-quarantaine. Le défenseur obtenu n'était pas mauvais. Défenseur robuste et solide dans sa zone, il allait cependant voir sa carrière se terminer suite à un contact avec la star Vic Hadfield dans un coin de patinoire. Vic déclarera :

«Nous patinions tous deux à toute allure en direction de la rondelle et de la bande (...) Fontinato s'est penché le corps puis la tête au moment où j'arrivais en trombe. Il s'est frappé la tête sur la clôture et je pense que le bout de mon bâton a pu le toucher, mais je n'en suis pas certain.»

Fontinato eut le cou fracturé et sa carrière fût terminée.

11.
Date de l'effraction : 6 juin 1968
Éléments impliqués :
À Montréal : Choix de 1ère ronde 1972 (Dave Gardner), Choix de 1ère ronde 1973 (Bob Dailey), Marshall Johnston
Au Minnesota: Danny Grant, Claude Larose, Bob Murdoch
Coupable : Sam Pollock
Véritable coupable : Les responsables des repêchages 1972 et 1973
Description des faits :
Après avoir aidé le Canadiens à remporter la Coupe Stanley en 1968 en disputant 22 parties en saison régulière et 10 en séries, la recrue Danny Grant est échangé et remporte dès l'année suivante le trophée Calder. Il terminera sa carrière avec 263 buts et 535 points. Après avoir récolté ses deux meilleures saisons offensives en carrière avec le Minnesota (62 et 47 points), Claude Larose reviendra pour un séjour de 5 saisons avec Montréal. Sil e CH avait repêché dans le sens du monde avec ces deux choix de 1ère ronde, il aurait probablement été en mesure de sauver la face dans cette transaction.

10.
Date de l'effraction : 19 août 1994
Éléments impliqués :
À Montréal : Jim Montgomery
À St.Louis : Guy Carbonneau
Coupable : Serge Savard
Véritable coupable : La 1ère page du Journal de Montréal
Description des faits :
Dire qu'un doigt d'honneur a mené au départ du dernier grand capitaine de notre organisation. À cette époque, l'équipe souffrait encore d'un puritanisme aigu et il aura fallu de nombreuses années et un travail de séduction mené par Bob Gainey pour ramener Carbo dans l'organisation.On connaît la suite. Guy a disputé 6 autres saisons dans le grand circuit, remportant la Coupe à Dallas. Jim Montgomery ? À part que ses parents possédaient une maison à Rawdon, il disputa un gros total de 5 matchs à Montréal...

9.
Date de l'effraction : 9 septembre 1982
Éléments impliqués :
À Montréal : Rick Green, Ryan Walter
À Washington : Craig Laughlin, Doug Jarvis, Brian Engblom, Rod Langway
Coupable : Irving Grundman
Véritable coupable : Irving Grundman
Description des faits :
Les Capitals des années 1970 ont probablement été la pire équipe de l'histoire de la LNH. Cela leur a cependant permis de repêcher très haut pendant quelques années. Rick Green (1er choix de l'encan 1976) et Ryan Walter (2e choix de l'encan 1978) ont fait partie de ces choix. Ce sont cependant des spécialistes de la défensive, qui n'ont rien à voir avec l'image qu'on se fait d'une première sélection. Ils ont rendus de bons services au Canadiens, principalement lors de la conquête de la Coupe en 1986. Mais un nom fait mal dans cette transaction, Rod Langway. Le célèbre moustachu sera considérer par plusieurs comme le meilleur défenseur défensif des années 80. Il remportera même le trophée Norris consécutivement en 1983 et 1984. Craig Laughlin connaîtra une saison de 30 buts et 5 saisons de 50 points dans la capitale américaine. Doug Jarvis poursuivra sa séquence record de matchs consécutifs pendant 5 autres saisons et Brian Engblom jouera par la suite au sein de 4 équipes différentes.

8.
Date de l'effraction : 4 juin 1963
Éléments impliqués :
À Montréal : Gump Worsley, Dave Balon, Leon Rochefort, Len Ronson
À NY Rangers : Phil Goyette, Don Marshall, Jacques Plante
Coupable : Frank J. Selke
Véritable coupable : L'alcool
Description des faits :
Et oui, même le grand Jacques Plante fût échangé. Ne serait-ce que pour cette raison, cette transaction doit figurer dans cette liste. Mais ça va un peu plus loin...Un peu comme Harvey, il a contribué à amener les jeunes Blues de St.Louis en finale de la Coupe Stanley deux fois. Ces Blues nous doivent une fière chandelle. Nous sommes parcontre parvenu à leur remettre la monnaie de leur pièce en mettant la main sur le jeune entraîneur de l'époque, un certain Scotty Bowman.

Les histoires de brosse de Lorne Worsley sont légendaires. Il aurait gardé les filets du Canadiens ivre plus d'une fois. Il a tout de même remporté la Coupe Stanley 4 fois avec Montréal, mais il n'était pas l'élément le plus important dans l'équipe. Phil Goyette allait connaître une belle carrière qui allait se prolonger de 10 ans, connaissant 5 saisons d'au-delà de 60 points. Don Marshall allait aussi s'avérer un élément important chez les Rangers pendant 7 saisons.

D'accord, je dois avouer que le rang plutôt élevé de cette transaction est un peu d'ordre sentimental :)

7.
Date de l'effraction : 11 avril 1971
Éléments impliqués :
À Montréal : Denis DeJordy, Dale Hoganson, Noel Price and Doug Robinson
À Los Angeles : Rogatien Vachon
Coupable : Sam Pollock
Véritable coupable : Ken Dryden
Description des faits :
Il ne fait aucun doute que les Kings ont volé le Canadiens dans cette transaction. Celui que l'on surnomme 'le plus petit des grands gardiens' récoltera 355 victoires au cours de sa carrière. En fait, son départ coïncide avec l'apparition dans le portrait du jeune Ken Dryden, qui remportera successivement le Connie Smythe et le Calder au début des années 1970. On peut donc comprendre le fondement d'une telle transaction, mais le CH a obtenu bien peu en retour de ce futur gardien étoile.

6.
Date de l'effraction : 30 septembre 2006
Éléments impliqués :
À Montréal : Janne Niinimaa, choix de 5e ronde (Andrew Conboy)
À Dallas : Mike Ribeiro, choix de 6e ronde (Matt Tassone)
Coupable : Bob Gainey
Véritable coupable : L'éclaireur couvrant les Stars !
Description des faits :
Quelqu'un n'a pas fait son travail. Gainey l'a admis. Il croyait que Niinimaa avait toujours le potentiel d'un top 3 défenseur. On connaît la suite. Saison de 83 points l'an dernier pour le jeune surdoué Ribeiro. Des rumeurs circulaient sur ses habitudes hors-glace. Ce père d'une jeune famille nombreuse ne boit pourtant pas d'alcool. Alex Kovalev a perdu son centre préféré et a connu une saison de misère. L'archétype parfait d'une mauvaise transaction !

5.
Date de l'effraction : 4 septembre 1990
Éléments impliqués :
À Montréal : Sylvain Turgeon
Au New Jersey : Claude Lemieux
Coupable : Serge Savard
Véritable coupable : Ronald Corey
Description des faits :
La réputation de Pépé n'est plus à faire. Artisan de la victoire en 1986, joueur dominant lorsque c'est important, Claude Lemieux a pris le chemin de New Jersey à l'ouverture des camps de 1990. Sylvain Turgeon jouissait d'une solide réputation offensive. À Montréal, il se contentera de 12 et 20 points. Lemieux remportera la Coupe à trois autres reprises, héritant même du Connie Smythe en 1995. Ronald Corey n'aimait pas les joueurs dérangeants et sources de distraction...et cela a mené à certaines des pires échanges de l'histoire du CH !

4.
Date de l'effraction : 29 octobre 1996
Éléments impliqués :
À Montréal : Murray Baron, Shayne Corson, choix de 5e ronde (Gennady Razin)
À St.Louis : Pierre Turgeon, Rory Fitzpatrick, Craig Conroy
Coupable : Réjean Houle
Véritable coupable : Saku Koivu
Description des faits :
Dans le genre mauvaise transaction, difficile à battre. Me semble je vois encore Houle négocier la finalité : "Donnes-moi ton 5e choix et c'est bon". L'équipe était à la recherche de caractère. Ramenons le bon vieux Corson ! Une mauvaise évaluation de Saku Koivu a fait en sorte que Pierre Turgeon a été relégué sur le 3e trio vers la fin de sa carrière à Montréal, statut inacceptable pour un joueur de son calibre. Pour ajouter l'insulte à l'injure, Craig Conroy deviendra un centre établi dans le grand circuit, contrairement aux analyses qu'avaient fait le CH à son égard.

3.
Date de l'effraction : 9 février 1995
Éléments impliqués :
À Montréal : Mark Recchi, choix de 3e ronde (Martin Hohenberger)
À Philadelphie : Eric Desjardins, Gilbert Dionne, John LeClair
Coupable : Serge Savard
Véritable coupable : Le système de hockey universitaire américain
Description des faits :
Serge Savard a quitté suite à l'une de ses plus mauvaises transactions en carrière. John Leclair avait démontré de belles choses au cours des séries de 1993, mais il ne semblait pas en mesure de débloquer. À l'époque, Mark Recchi était considéré comme l'un, sinon le joueur le plus complet de la LNH. Il était d'ailleurs l'homme de fer de la ligue à ce moment. On le dépeignait comme un grand leader. Sur ce point, nous avons cependant constaté rapidement qu'il n'en n'était rien. Leclair de son côté allait connaître trois saisons consécutives de 50 buts, à l'aile de Lindros et allait prendre un plaisir fou à faire mal au Canadiens lors des matchs disputés entre les deux équipes. Et je ne parle même pas de Éric Desjardins, qui allait devenir le pilier à la ligne bleue des Flyers pendant 11 années !

2.
Date de l'effraction : 29 juin 1990
Éléments impliqués :
À Montréal : Denis Savard
À Chicago : Chris Chelios, choix de 2e ronde (Michael Pomichter)
Coupable : Serge Savard
Véritable coupable : Doug Wickenheiser
Description des faits :
En tentant de réparer ses erreurs passées, on aggrave parfois les faits. Dix ans plus tôt, le Canadiens choisissait le grand Doug Wickenheiser au profit de Denis Savard, comme tout premier choix de l'encan de 1980. Cette décision allait les hanter pendant une décénnie complète. Wickenheiser n'est jamais devenu un joueur dominant et pendant ce temps, Savard est devenue une véritable vedette à Chicago, en alignant les saisons de 100 points et plus. Lassé du comportement un peu délinquant de Chelios, la prude organisation du Canadiens tenta le grand coup. Savard avait été pourtant limité à 58 et 60 parties lors des deux saisons précédentes, affligé par les blessures. On connaît la suite. Savard disputa trois saisons à Montréal, atteignant le cap des 70 points à une seule reprise. Alors que Denis a eu le temps d'être congédié de son 1er poste d'entraîneur, Chelios roule toujours sa bosse dans le grand circuit. Il aura connu ses meilleures saisons en carrière avec Chicago. Il remportera le trophée Norris une seconde fois et sera le capitaine de la formation de 1995 à 1999.

1.
Date de l'effraction : 6 décembre 1995
Éléments impliqués :
À Montréal : Andrei Kovalenko, Martin Rucinsky, Jocelyn Thibault
Au Colorado : Patrick Roy, Mike Keane
Coupable : Réjean Houle
Véritable coupable : Pierre Lacroix, Patrick Roy, Réjean Houle, la foule, les astres !!!
Description des faits :
La transaction qui fît reculer l'organisation du Canadiens 20 ans en arrière. L'explication est simple. Si tu échanges ton joueur de concession contre pas grand chose, tu mettras 15 ans à t'en remettre. Dans le lot, Martin Rucinsky avait de belles habiletés offensives et connaîtra ses meilleurs moments aux côtés de Vincent Damphousse. Andrei Kovalenko s'est avéré être un joueur ténébreux et somme toute marginal. Jocelyn Thibault, quoique sympatique, ne parvint jamais à répondre aux grands espoirs placés en lui et à chausser les patins du grand #33. En prime, nous avons cédé le peu de leadership que nous avions en Mike Keane. La suite est digne d'un film hollywoodien. Roy allait permettre à son club d'enfance (et ancien rival du Canadiens) de remporter la Coupe Stanley dès son arrivée. On parlera encore de cette transaction dans 50 ans ! Si Serge Savard n'avait pas été congédié 5 matchs dans la saison, nous aurions au moins eu le cowboy Nolan en retour...
# Posté le jeudi 26 février 2009 21:35
Modifié le jeudi 26 février 2009 21:53