Les 10 plus grands flops de l'histoire du repêchage

Les 10 plus grands flops de l'histoire du repêchage
26 novembre 2009 : L'arrivée à Montréal, par biais de transaction, de l'une des plus grandes déceptions au repêchage des 5 dernières années, Benoît Pouliot, m'a inspiré cet article. Nombreux sont les joueurs à ne pas être parvenus à remplir les hautes attentes placés en eux le jour du repêchage, mais dans le lot, j'ai tenté d'établir une liste des 10 plus grandes déceptions de l'histoire.

10. Pat Falloon (sélectionné au 2ème rang au total en 1991 par San Jose) :
On se rappellera du repêchage de 1991 comme l'un des meilleurs de l'histoire. Tour à tour, Eric Lindros, Scott Niedermayer, Peter Forsberg, Alexei Kovalev, Markus Naslund et Glen Murray furent sélectionnés en 1ère ronde. Au 2ème rang de cet encan, le nouveau club d'expansion de la Californie sélectionnait son futur joueur concession, Pat Falloon. Il est maintenant plus facile de comprendre pourquoi les Sharks ont battu des records de médiocrité lors de leurs premières années d'existence. Falloon ne parvint jamais à rencontrer les attentes placées en lui.

9. Dave Czyzowski (sélectionné au 2ème rang au total en 1989 par les Islanders) :
Ce marqueur émérite de 50 buts dans les rangs juniors était considéré comme le digne successeur de Mike Bossy lorsque les Islanders en ont fait le 2ème choix de l'encan de 1989. Malheureusement, il quittera la LNH après 126 parties, ayant récolté 15 buts au passage. À la défense des Islanders, 1989 fût une année très pauvre en terme de qualité et Czyzowski connût par la suite une longue carrière en Autriche, qui prît fin en 2007.

8. Alex Stojanov (sélectionné au 7ème rang au total en 1991 par Vancouver) :
Cet imposant ailier droit de 6 pieds 4 pouces et 232 livres a fait saliver bien des directeurs-généraux. Malheureusement, cet attaquant de puissance en devenir a terminé sa carrière avec une récolte de 2 buts en 107 parties dans la LNH. Mais on se rappellera surtout de lui pour avoir été impliqué dans l'un des plus gros vols de l'histoire lorsque les Penguins, fascinés devant tant de talent brut, ont cédé un certain Markus Naslund, pour en faire l'acquisition.

7. Alexander Svitov (sélectionné au 3ème au total en 2001 par Tampa Bay) :
Voici un autre cas où le poids et la grandeur d'un joueur ont contribué à jeter de la poudre aux yeux aux éclaireurs qui voyaient en lui le prochain gros centre dominant de la LNH. Le gros russe ne disputera que 63 parties avec le Lightning, où il n'inscrira que 4 buts. À la fin de sa première saison professionnelle, il fût échangé à Columbus en retour de Darryl Sydor. Il quittera par la suite les Blue Jackets à deux reprises, définitivement en 2007, pour poursuivre sa carrière en Russie.

6. Patrik Stefan (sélectionné au 1er rang au total en 1999 par Atlanta) :
Un peu comme dans le cas des Sharks et Falloon, les Thrashers ont retardé leur éclosion de quelques années en misant sur Patrik Stefan. Le futur joueur de concession terminera sa carrière avec une récolte de 188 points en 455 matchs. Le fait marquant du Tchèque, à part de nombreuses blessures ayant nui à son développement, restera le filet désert raté contre Edmonton, menant quelques secondes plus tard à un but égalisateur électrisant de la part des Oilers, lors de sa dernière saison dans la LNH, en 2006-07

5. Jason Bonsignore (sélectionné au 4ème rang au total en 1994 par Edmonton) :
Le gros centre de 220 livres faisait l'envie de plusieurs directeurs-généraux et ce fût les Oilers, avec leur 4ème choix au total, qui ont eu le bonheur d'en faire la sélection. Malheureusement, il ne jouera que 21 matchs, étalés sur 4 saisons, avec les Oilers. En fait, il évoluera pour pas moins de 13 équipes professionnelles en 13 ans. Heureusement, les Oilers parvinrent à sauver la mise deux rangs plus tard en sélectionnant Ryan Smyth et en incluant Bonsignore dans une transaction, leur permettant de mettre la main sur, entre autre, Roman Hamrlik et Mike Comrie.

4. Greg Joly (sélectionné au 1er rang au total en 1974 par Washington) :
J'aurais l'impression de me répéter en disant qu'il s'agit d'un autre premier choix d'équipe d'expansion à avoir retardé l'évolution d'une nouvelle formation. En fait, la sélection de Greg Joly n'a pas seulement ralenti l'éclosion des Capitals, mais a contribué à en faire la pire équipe de l'histoire de la ligue. Joly disputera 365 matchs dans la LNH (Washington/Détroit), étalés sur une période de 15 ans, étant constamment ballotté entre les rangs professionnels et les ligues mineures.

3. Doug Wickenheiser (sélectionné au 1er rang au total en 1980 par Montréal) :
Bénéficiant du tout premier choix de l'encan pour la première fois depuis 10 ans (Guy Lafleur) et pour une dernière fois dans notre histoire moderne, Irving Grundman aura marqué l'imaginaire collectif de la métropole en préférant Wickenheiser, qui avait récolté 170 points à sa dernière saison junior, au héros local Denis Savard, qui avait amassé plus de 450 points en trois saisons avec le Junior de Montréal. La suite appartient à l'histoire. Le grand Doug ne récoltera que 276 points en 556 parties alors que Denis Savard réécrivait le livre des records des Black Hawks, tirant sa révérence avec 1338 points. Autres sélections notables en cette première ronde de 1980 : Larry Murphy (4ème) et Paul Coffey (6ème).

2. Brian Lawton (sélectionné au 1er rang au total en 1983 par Minnesota) :
L'actuel directeur-général de Tampa Bay a déjà connu une carrière somme toute...modeste dans le grand circuit. Il fût d'ailleurs le premier américain à être sélectionné au tout premier rang de l'encan amateur de la LNH. Certains le surnommaient même le 'Wayne Gretzky made in USA'. Joueur physique et dominant dans les juniors, il devint rapidement le souffre-douleur des amateurs, qui lui reprochaient d'avoir peur d'aller dans les coins une fois devenu professionnel. Il termina sa carrière avec une récolte de 266 points en 483 matchs. Mais ce qui rend cette sélection des North Stars si difficile à avaler, c'est la qualité des joueurs sélectionnés par la suite en 1ère ronde, au cours de l'un des meilleurs repêchages de l'histoire : Sylvain Turgeon (2), Pat LaFontaine (3), Steve Yzerman (4), Tom Barrasso (5), John MacLean (6), Russ Courtnall (7), Andrew McBain (8)et Cam Neely (9).

1. Alexandre Daigle (sélectionné au 1er rang au total en 1993 par Ottawa) :
Le jeune avait tout pour lui. Une gueule d'acteur, une attitude qui faisait fondre toutes les jeunes filles en pamoison, du talent à revendre et l'occasion de devenir une vedette immense à quelques kilomètres du lieu où il avait grandi. Après des débuts somme toute encourageants, la carrière de Daigle piqua du nez. Malgré quelques retours, certains plus réussis que d'autres (il récolta quand même 51 points en 2003-04 avec le Wild), il terminera sa carrière avec une récolte de 327 points en 616 parties, ayant surtout défrayé les manchettes avec son style de vie jetset et ses aventures avec les Pamela de ce monde. Est-il aussi nécessaire de mentionner qu'en cette même année 1993, Hartford sélectionnait juste après Alexandre un certain Chris Pronger et Anaheim, au 4ème rang, Paul Kariya ?

Mentions honorables : Scott Scissons, Benoît Pouliot, Bryan Fogarty ,Vladimir Krutov, Glen Williams, Steve Kelly, Daniel Doré, Dave Czyzowski, Neil Brady, Joe Murphy, Radek Bonk, Alexandre Volchkov, Joe Murphy, Pavel Brendl.

# Posted on Thursday, 26 November 2009 at 5:43 PM

Edited on Friday, 27 November 2009 at 8:08 AM

Le complexe du joueur surpayé

Le complexe du joueur surpayé
18 octobre 2009 : À l'heure où l'on se parle, le Canadien occupe le 13ème rang de la Conférence de l'Est et tente de se sortir d'une vilaine séquence de 5 défaites. Il serait bien trop tentant d'affirmer que j'étais l'un des seuls à avoir prédit une saison de misère :) Malheureusement, la perte de Markov enlèvera de la crédibilité à ma prédiction, mais il ne faudrait pas oublier que toutes les équipes sont exposées à perdre des éléments importants au cours d'une saison.

Aujourd'hui, j'aimerais aborder le problème, à mon avis, le plus important du club. J'appellerai cela 'le complexe du joueur surpayé'. J'aborderai ce statut comme celui d'une race distincte, soumise à ses instincts et possédant des comportements bien précis.

1. Le joueur surpayé démontre moins d'intensité :
Lorsque qu'on lui accorde un montant supérieur à sa véritable valeur, le joueur surpayé a tendance à lever le pied. Ayant été surpris de voir que l'opinion de son patron était même supérieure à sa propre évaluation personnelle, il ne ressent plus le besoin d'en donner davantage. D'excellents spécimens de cette espèce ont vu leur production chuter une fois un contrat démesuré en poche. Des observations récentes de ce spécimen dans son habitat naturel au cours des dernières années : Bobby Holik, Chris Gratton, Jason Blake.

2. Le joueur surpayé est détaché de son environnement :
Le joueur surpayé est un athlète fier. Lorsqu'il constate qu'il ne parvient plus à générer les mêmes chiffres que par le passé, il ne se remet cependant pas en question. Il en déduit généralement que c'est son environnement qui cause problème. Il se met alors à évoluer comme un mercenaire au sein d'une communauté tissée serrée, ce qui peut entraîner son lot de problèmes. Observations de ce type au cours des dernières saisons : Alexei Yashin, George Laraque, Pavel Kubina, Scott Gomez.

3. Le joueur surpayé croule sous des attentes irréalistes :
Certains joueurs appartenant à une sous-branche de la race réagissent plutôt mal lorsqu'ils réalisent qu'ils ne parviennent pas à renconter les attentes de leur employeur. Athlètes orgueuilleux, ils ressentent la pression d'en faire davantage, même si les objectifs sont des plateaux qu'ils n'ont jamais atteints. Spécimens appartenant à cette catégorie intrigante : Darcy Tucker, Ryan Smith, Scott Hannan, Ryan Malone

4. Le joueur irréaliste nuit à l'esprit d'équipe :
Cette race particulière goûte soudainement à un train de vie auquel elle n'aurait jamais espéré. Ses habitudes de vie se dégradent et son attitude envers ses semblables devient exécrable. Le joueur devient donc une nuisance au sein de sa propre meute. Et puisque que la valeur de son contrat excède largement sa valeur marchande, il devient alors très difficile pour ses patrons de s'en débarasser. Observations récentes du phénomène : Maxim Afinogenov, Brian McCabe.

Une minorité de joueurs surpayés sont imperméables à ces conséquences. Je sous-entends ici que ces exceptions d'espèces parviennent à maintenir leur niveau de jeu, sans déranger leur environnement. Certes, ils ne rencontrent pas les attentes des amateurs, mais ils ne font que bénéficier de la trop grande générosité de certains directeurs-généraux. Nous pouvons rapidement penser à Ed Jovanovski, Chris Drury, Brad Richards et Brian Campbell, parmi tant d'autres.

L'argument de plusieurs est que Bob Gainey devait donner davantage pour attirer des joueurs autonomes. Il s'agit d'une opinion plutôt farfelue. Dans un cas ou dans un autre, le DG aurait eu à trouver 23 joueurs pour son alignement. Cela ne signifiait pas par défaut de payer trop. Kovalev voulait rester. Des joueurs moins flamboyants et toujours déterminés auraient pu apporter une contribution intéressante (Mikael Samuelsson, Vaclav Prospal, Jay McKee, Tyler Arnason etc...).

En terminant, voici ceux qui, à mon avis, appartiennent à cette espèce et qui évoluent pour Montréal. Vous remarquerez que je n'ai pas inclus Andrei Kostitsyn, car les montants impliqués étaient tout à fait valables au moment de la signature (ça s'est dégradé par la suite) :

Scott Gomez, moyenne de 7,357,000$ jusqu'en 2013-14
Payé comme : L'un des 5 meilleurs centres de la LNH.
Valeur réelle : Un bon 2ème centre doué d'une bonne vision, 4,000,000$-4,500,000$ par saison.

Mike Cammalleri, moyenne de 6,000,000$ jusqu'en 2013-14
Payé comme : Un marqueur régulier de 40 buts par saison
Valeur réelle : Petit joueur ayant connu une très bonne saison, susceptible de connaître un ralentissement, 3,500,000$-4,000,000$

Brian Gionta, moyenne de 5,000,000$ jusqu'en 2013-14
Payé comme : Une marqueur constant de 35-40 buts
Valeur réelle : Petit joueur avec de bonnes habiletés, n'a pas franchi le plateau des 25 buts depuis 3 ans, 3,000,000$-3,500,000$

George Laraque, moyenne de 1,500,000$ par année jusqu'en 2010-11
Payé comme : Le meilleur de sa profession (bagarreur)
Valeur réelle : N'est plus l'ombre de lui-même, souvent blessé, manque de motivation, aucun impact, contrat dans un circuit sénior quelconque.

Roman Hamrlik, moyenne de 5,500,000$ jusqu'en 2010-11
Payé comme : Un top 2 défenseur, capable de diriger le jeu de puissance
Valeur réelle : Habiletés offensives limitées. À sa défense, il est le meilleur joueur du CH depuis le début de la saison, 3,000,000$-3,500,000$.

Jaroslav Spacek, moyenne de 3,833,333$ jusqu'en 2011-12
Payé comme : Une top 3 défenseur pouvant fournir 20 bonnes minutes par match
Valeur réelle : Il semble avoir fortement ralenti. Mauvaise évaluation. 2,000,000$-2,500,000$.

Hal Gill, moyenne de 2,250,000$ jusqu'en 2010-11
Payé comme : Défenseur physique demeurant à la maison (stay at home)
Valeur réelle : Très faible défensivement, 700,000$-800,000$.

# Posted on Sunday, 18 October 2009 at 12:55 PM

Edited on Sunday, 18 October 2009 at 2:29 PM

20 sleepers pour votre pool

20 sleepers pour votre pool
12 septembre 2009 : Je vous suggère aujourd'hui sans prétention, 20 sleepers (à défaut d'une traduction du mot précise) pour le repêchage de votre pool. Par sleeper, on entend un joueur qui sera toujours disponible dans les dernières rondes de repêchage et qui risque de générer des chiffres intéressants. Les joueurs sont mentionnés par ordre alphabétique et non par ordre d'importance.

Nik Antropov, RW/C, (ATL) :
Le gros centre délicat et mal-aimé arrive à Atlanta avec une mission bien précise : alimenter Kovalchuk. Ce dernier n'a pas compté sur un compagnon de trio de cette qualité depuis le départ de Marc Savard. Ce duo risque de faire beaucoup de flamêches dans cette équipe qui risque fort de terminer dans la cave de l'Est. Antropov devrait atteindre le plateau des 60 points pour la première fois en carrière.

Pierre-Marc Bouchard, LW (MIN) :
S'il y a un joueur qui pourrait bénéficier du départ de Jacques Lemaire et de son système serré, c'est bien Pierre-Marc Bouchard. Le petit québecois pourrait former un trio dynamique avec Koivu et Havlat. Mais peu importe ses compagnons de jeu, il sera très certainement en mesure de racheter sa pire saison en 5 ans, auquel de laquelle il n'a récolté que 46 points. Il devrait être plus à l'aise dans le système offensif de Todd Richards.

Chris Campoli, D, (OTT) :
À 25 ans et à sa 5ème saison dans la LNH, Campoli devra gagner en maturité. Il disputera une saison complète à Ottawa et pivotera le jeu de puissance des Sénateurs, qui comptera aussi Alfredsson, Kovalev, Spezza (et peut-être Heatley). Ayant haussé sa production offensive à 11 buts l'an passé, un sommet en carrière, il pourrait s'établir comme un véritable quart-arrière pour la formation probablement la plus sous-estimée de l'Est cette année.

Mike Comrie, C, (EDM) :
Comrie a connu une saison très difficile avec les Islanders l'an passé, n'accumulant que 27 points en 63 matchs, bien en deça de sa moyenne en carrière. Il fait un retour dans sa ville natale, là où il avait crée une commotion il y a quelques années dans la ville du pétrole en réclamant une échange. Monsieur Duff a depuis fait amende honorable, présenté ses excuses et signé comme joueur autonome dans la ville de ses premières amours. Je crois qu'il mettra tout en oeuvre pour rebondir et entouré de jeunes ailiers talentueux (Hemsky, Nilsson etc...), il devrait être en mesure de générer des chiffres respectables à nouveau.

Valtteri Filppula, C, (DET) :
Le jeune finlandais a démontré de très belles choses à sa 3ème saison complète dans la LNH l'an dernier et le départ de Jiri Hudler pour la Russie lui confèrera plus de responsabilités au sein de la grosse machine rouge. Je ne serais pas surpris de le voir terminer la saison avec à sa fiche entre 60 et 70 points.

Claude Giroux, RW (PHI) :
Le jeune ailier droit, qui a impressionné suite à son rappel la saison dernière, accumulant 27 points en 42 matchs, devrait connaître une très bonne 2ème saison. Il est un élément indispensable chez les Flyers, considérant les difficultés de Holmgren à respecter le plafond. Lorsqu'il a été jumelé à Brière en fin de saison l'an dernier, le duo a fait des flamêches. Qui sait, peut-être que Gagné sera ajouté au lot pour créer une nouvelle french connection. Et dire que nous avons préféré repêcher David Fischer à son détriment...

Christopher Higgins, LW, (NYR) :
Alors que plusieurs experts s'entendent pour éviter de sélectionner Chris Higgins, je crois qu'il risque de connaître une renaissance avec les Rangers. Limité à 12 buts et 23 points, on a questionné beaucoup ses habitudes de vie déficientes la saison dernière à Montréal. Avec Tortorella, il n'y aura plus de place pour l'indiscipline et Higgins, évoluant maintenant chez lui, devrait retrouver un second souffle, flirter avec les 30 buts à nouveau et faire rager les fans de Montréal, qui sont habitués de voir un ancien du CH se remettre à produire ailleurs.

Cristobal Huet, G, (CHI) :
Cristobal ne l'a pas eu facile depuis qu'il a paraphé un lucratif contrat avec les Black Hawks. Il n'est pas le préféré de Quenneville, mais celui-c- n'aura d'autres choix que de confier le filet de façon régulière au cousin français. Avec une équipe aussi explosive, Huet accumulera des chiffres très intéressants dans votre pool, notamment au niveau des victoires. Je considère toujours Huet comme un gardien sous-estimé et il sera encore une fois en mesure de faire taire ses dénigreurs avec une saison solide. Crawford devrait lui pousser un peu dans le dos, mais pas suffisamment pour lui ravir son poste de gardien numéro 1.

Paul Kariya, LW (STL) :
Kariya, l'un des athlètes les plus talentueux à avoir évolué dans la LNH au cours des 20 dernières années est comme un chat : Il a 9 vies, si ce n'est pas plus. Complètement rétabli de sa blessure lui ayant fait manquer pratiquement toute la saison 2008-09, il retrouvera un alignement jeune et dynamique qui a causé beaucoup de surprises l'an passé. Sans atteindre ses plateaux d'antan, un Kariya en santé peut toujours récolter entre 60 et 70 points.

Chuck Kobasew, RW (BOS) :
Avec les blessures qui tiendront à l'écart Krejci et Kessel pour le premier quart de la saison, Chuck Kobasew, qui a finalement éclos l'an passé avec une récolte de 42 points en 68 matchs, pourrait obtenir davantage de responsabilités offensives. Le joueur, qui a atteint sa maturité plutôt tard (il aura 28 ans en avril), devrait être en mesure de hausser sa production offensive pour une 3ème saison consécutive.

Saku Koivu, C, (ANH) :
Loin du cirque médiatique de Montréal et ayant finalement l'occasion de jouer avec son ami Teemu Selanne, Saku a probablement une ou deux bonnes saisons dans son réservoir. De plus, Getzlef étant le 1er centre établi, Koivu jouera avec moins de pression et alimentera des ailiers de qualité. Le petit finlandais, qui a récolté 50 points en 65 matchs l'an dernier, pourrait retrouver la marque des 60 points, si son corps tient le coup.

Bryan McCabe, D, (FLA) :
Le coloré défenseur des Panthers se remet d'une saison difficile, où il a été de nouveau aux prises avec des blessures. Maintenant qu'il a recouvré la santé et que Bouwmeester a quitté pour d'autres cieux, il devient le véritable quart-arrière d'une jeune équipe qui bénéficiera du départ de l'architecte du club, Jacques Martin. Il devrait de nouveau s'approcher des 20 buts et des 60 points.

Fredrik Modin, LW (CLB) :
Ennuyé par les blessures et ayant de la difficulté à évoluer dans le système de Hitchcock, l'homme au lancer de plomb a vu sa production chuter à 25 points l'an passé. Cette saison, il est pratiquement assuré de jouer avec un centre de qualité (Brassard ou Vermette), ce qui devrait lui permettre de flirter à nouveau avec le plateau des 50 points, si bien sûr, il parvient à éviter l'infirmerie.

Brendan Morrison, C, (WSH) :
Avec le départ pour la Russie de Michael Nylander, Morrisson tombe 2ème centre de la formidable machine offensive des Capitals. Le joueur qui a connu son lot de difficulté l'an dernier, étant échangé et même soumis au ballottage, devrait retrouver ses lettres de noblesses, en jouant entouré de joueurs si talentueux. Sans égaler ses chiffres du temps qu'il jouait avec Naslund et Bertuzzi, il devrait être en mesure de renouer avec les 50 points à nouveau.

Matt Niskanen, D, (DAL) :
Le très bon jeune défenseur des Stars a haussé sa production à 35 points, à sa deuxième année complète dans la LNH l'an dernier. Avec le départ de Zubov pour la Russie et le retour de Brenden Morrow dans l'alignement, il aura encore davantage la chance de laisser parler son talent offensif. Il devrait être en mesure de franchir le plateau des 40 points et s'affirmer comme le véritable quart-arrière des Stars.

Kyle Okposo, RW (NYI) :
Le 1er choix des Islanders en 2006 a connu des débuts très encourageants l'an passé, au sein d'une équipe moribonde, en récoltant 18 buts et 21 passes en 65 parties. L'arrivée du jeune prodige John Tavares au centre devrait contribuer à créer un duo offensif très dynamique. Ajoutez à l'équation un jeune Tambellini ou Comeau et les Islanders se retrouvent avec un trio de young guns qui pourrait permettre aux fans de l'équipe, longuement échaudés, de retrouver le sourire.

Tomas Plekanec, C, (MTL) :
De son propre aveu, il a connu une saison horrible l'an passé. Sa production a chuté de 69 à 39 points. Il a cependant évité les critiques les plus sévères, car le jeune homme s'est défoncé à chacune de ses présences et a mis les bouchées doubles durant les entraînements. Au cours d'une saison où l'attitude de plusieurs joueurs du CH a été remise en question, Plekanec n'a eu rien à se reprocher. Le centre pourra se prévaloir de son autonomie à la fin de la saison, ce qui devrait aussi contribuer à le voir rebondir. Une saison entre 55 et 60 points ne semble pas être utopique dans son cas.

Vaclav Prospal, LW/RW, (NYR) :
Prospal a connu une saison difficile l'an dernier, avec seulement 45 points avec Tampa Bay, une équipe complètement désorganisée en 2008-09. Il rejoint son ancien entraîneur John Tortorella, avec qui il a connu ses meilleurs moments en carrière. Il ne pourra pas alimenter des vedettes établies comme Lecavalier ou St.Louis, mais pourrait former un trio dynamique avec Dubinsky et Kotalik (et ou Higgins). Il devrait retrouver le seuil des 60 points et peut-être même celui des 70 points.

Steven Stamkos, C, (TB) :
C'est un peu ironique de parler d'un premier choix au repêchage comme d'un sleeper, mais le jeune prodige qui a connu une première saison somme toute respectable avec 46 points, risque fort de pratiquement doubler son total cette saison, avec un entraîneur qui le laisser jouer librement et l'arrivée d'un ailier de qualité dans l'alignement. On ignore toujours qui seront ses compagnons de trio, mais le jeune centre qui a été l'un des meilleurs joueurs des derniers championnats mondiaux, devrait connaître une éclosion spectaculaire cette année.

Ryan Whitney, D, (ANH) :
Le défenseur à caractère offensif, acquis par voie de transaction par les Ducks l'an dernier, a été limité à 23 points en 48 points. Le départ de Beauchemin lui permettra d'évoluer très probablement sur la 1ère paire de défenseur. Sinon, il se retrouvera avec le jeune doué Sbisa. Dans l'Ouest, Whitney pourrait devenir l'un des défenseurs les plus dominants offensivement et pourrait surpasser son meilleur total en carrière de 59 points s'il demeure en santé.

*Autres joueurs dignes de mention : Steve Bernier, Pascal Leclaire, Kyle Wellwood, Scott Walker, Brenden Morrow, Daniel Brière

# Posted on Saturday, 12 September 2009 at 1:41 PM

Edited on Saturday, 12 September 2009 at 2:02 PM

Officiellement un ancien fan du CH (1984-2009)

Officiellement un ancien fan du CH (1984-2009)
21 août 2009 : Comment en vient-on à détester l'équipe qu'on a vénéré pendant 25 ans ? Quand exactement se produit ce déclic irréversible ? J'ai réalisé récemment que je n'avais plus cette passion pour le club de hockey Canadiens. Encore pire, que j'en étais venu à détester le bleu, blanc et rouge. Triste constatation...Pour satisfaire vos instincts de voyeurisme, si on procédait à l'autopsie de ce changement de cap...

Le coup qui ébranle : Je dirais que ma passion fût pour la première fois ébranlé dans la semaine suivant le 2 décembre 1995. Roy était échangé. Sans obtenir l'équivalent en retour. En fait, toute la période Houle allait mettre ma patience à rude épreuve. J'avais défilé avec les joueurs du CH en 1986 à Dorval et célébré la conquête de 1993. Maintenant, pendant 16 ans, j'allais être témoin de la médiocrité des alignements, des promesses non tenues et des printemps vides de sens.

La période noire :Le début des années 2000 allait être très pénible pour les fans du CH. Les entraîneurs, directeur-généraux et pions sur la glace allaient se succéder à un rythme fou sur la patinoire. Seul Koivu allait conserver le 'C' brodé sur son chandail pendant cette période sombre. On était loin des dynasties d'antan :

1998-99 : Hors des séries
1999-00 : Hors des séries
2000-01 : Hors des séries
2001-02 : Sorti en 2ème ronde
2002-03 : Hors des séries

La lueur d'espoir : La saison 2001-02 a passé très près de recoller les pots cassés, un peu comme une femme qui pardonne les nombreux adultères de son mari pour vivre une seconde lune de miel. Ce fût l'année où José Théodore multipliait les miracles. Où capitaine Saku démontrait une tenacité incroyable pour combattre le cancer et revenir à temps pour le dernier droit donnant accès aux séries. Mais le rêve prit fin aussi rapidement qu'un coup de coude de Kyle McLaren.

La fausse représentation : Ce qui m'a précipité vers la rupture, et j'en ai déjà fait part dans ce blog, c'est la prostitution dans laquelle s'est lancée le club de hockey dans sa stratégie marketing par la suite. On s'est mis à nous vendre les exploits du passé d'athlètes sous payés en nous promettant un futur prometteur. Le troupeau a suivi. Les ventes ont explosé et les gradins se sont bondés. Assister à un match du CH est devenu un happening réservé à une classe économique choyée et les jeunes sont embarqués dans le giron, eux qui n'auront jamais la chance de connaître les joies d'une conquête...

Le désespoir : La relation a pratiquement atteint le point de non-retour au début de la saison 2006 quand Mike Ribeiro était échangé aux Stars contre Janne Niinimaa. L'acquisition de Kovalev a aussi eu pour effet de complètement transformé la chambre. À partir de ce moment, on ne parlait plus d'équipe, mais d'individus.

Illusion : Désireux de faire amende honorable, le CH m'éblouit en 2007-08 en terminant au 1er rang dans l'Est. Mais comme j'ai déjà été éprouvé, je ne suis pas dupe. Je refuse de passer l'éponge sur le passé. Je suis touché par les efforts du club de tenter de réparer la relation, mais je suis aussi conscient que cette position est un résultat de plusieurs facteurs de chance (absence de blessures, éclosion de plusieurs jeunes à la fois, effet d'un nouvel entraîneur).

Le coup fatal : En 2009-10, nous n'aurons plus que 3 québecois dans l'alignement. Ce club ne me représente plus, malgré tout ce qu'on tente de me faire gober à grands coups de publicité et d'informations biaisées communiquées par RDS, partenaire de la Sainte-Flanelle. On a embauché pour beaucoup trop de $, pour beaucoup trop longtemps, des agents libres sur la pente descendante. Je vais parcontre me régaler à observer l'un de mes favoris, Cammalleri. On a même trouvé le moyen de céder notre meilleur prospect contre le joueur le plus surpayé de la ligue.

Conclusion : Je suis maintenant célibataire. Mais j'ai de la difficulté à trouver l'âme soeur. Je croyais l'avoir trouvé en Washington, mais lorsqu'ils ont croisé le fer contre Pittsburgh le printemps dernier, mon coeur a chaviré pour les Penguins. J'aime bien Chicago, Columbus, Brodeur + que les Devils, Luongo + que Vancouver. En fait, je crois être un partisan de l'amour libre. Je suis en amour avec le hockey. Avec Ovechkin, Getzlaf et Zetterberg. Je comprend cependant les plus jeunes que j'ai l'occasion de cotoyer sur le forum de ma compagnie d'encourager le CH envers et contre tous. Il s'agit de leur premier amour. On croit alors que rien ne viendra mettre fin à cette relation de rêve. Et puis, ce jour survient.

En passant, je prédis le 12ème rang dans l'Est à vos Canadiens. Vos Canadiens...j'imagine que je vais m'y faire avec le temps :)

# Posted on Friday, 21 August 2009 at 12:41 PM

Edited on Friday, 21 August 2009 at 2:05 PM

Emplettes de Gainey, bilan très mitigé...

Emplettes de Gainey, bilan très mitigé...
12 juillet 2009 : Je cherche un angle pour aborder les mouvements de personnel de Bob Gainey depuis la fin juin. Je vais y aller simplement, en commentant mouvement par mouvement :

Mouvement : 30 juin 2009 : Scott Gomez, Tom Pyatt et Michael Busto passent aux Rangers contre Christopher Higgins, Ryan McDonagh, Pavel Valentenko et Doug Janik.
Note : 2 sur 10
Commentaire : Je tiens tout d'abord à spécifier que je suis un fan de Gomez. Mais demandez à n'importe quel agent, il est considéré par plusieurs comme le joueur le + surpayé de la LNH. Gomez était sur le marché depuis quelques semaines. L'équipe voulait libérer de l'espace pour acquérir un joueur dominant (ce qu'ils ont fait avec Gaborik).

Gomez n'avait aucune valeur sur le marché. J'étais convaincu qu'il allait quitter sous d'autres cieux contre un choix au repêchage. Je n'en n'ai pas contre le joueur en tant que tel. J'en ai contre le prix effarant que vous avons payé. Higgins, joueur unidimensionnel dont les jours étaient comptés à Montréal, a toujours le potentiel d'atteindre le plateau des 30 buts par saison. Ryan McDonagh était notre meilleur prospect. Un solide défenseur qui aura vraisemblablement une belle carrière dans le grand circuit. Gomez comptera pour 7,357,000$ par année jusqu'en 2013-14 sur notre masse...

Mouvement : 1er juillet 2009 : Hal Gill signe comme joueur autonome avec Montréal. Un contrat de 2 ans valant au total 4,500,000 $
Note : 3 sur 10
Commentaire : Gill est un gros défenseur à mobilité réduite qui a été surutilisé pendant que Pittsburgh était aux prises avec une panoplie de blessures au cours de la 1ère moitié de saison. Je vous rappellerai que les Penguins occupaient le 10ème rang dans l'Est à ce moment. Pendant les séries, il a joué du bon hockey et son leadership s'est avéré un précieux atout pour les champions. Mais à l'aube de ses 35 ans, quelqu'un croit vraiment qu'il ne ralentira pas (sans mauvais jeu de mot) au cours des deux prochaines années ?

Mouvement : 1er juillet 2009 : Brian Gionta signe comme joueur autonome avec Montréal. Un contrat de 5 ans valant au total 25 millions.
Note : 3.5 sur 10
Commentaire : Nous avons la morale élastique à Montréal. Nous avons crucifié le contrat de 16 millions pour 4 ans accordé à Ryder, alors qu'il avait failli dans sa tâche d'atteindre 30 buts pour la 1ère fois en 3 ans. J'ai quelques chiffres pour vous concernant Gionta. Il n'a atteint le plateau des 30 buts qu'une fois en carrière et c'est il y a 4 ans. Depuis, il a aligné des saisons de 25, 22 et 20 buts. J'ai bien beau vouloir croire à sa reconversion de buteur à passeur, mais son total de points est passé de 89 à 45, 53 et 60 points. Les plus optimistes y verront une progression. Les termes de ce contrat sont tout simplement ridicules.

Mouvement : 1er juillet 2009 : Jaroslav Spacek signe comme joueur autonome avec Montréal. Un contrat de 3 ans, d'une valeur totale de 11,500,000$
Note : 5.5 sur 10
Commentaire : Spacek aura 36 ans avant la fin de la saison 09-10. Et toujours 3 ans à son contrat. Spacek a hérité de beaucoup de responsabilité à Buffalo suite au départ de Campbell et les Sabres ont manqué les séries (pas une cause à effet, simplement une constatation). Il est un défenseur honnête, doté de belles habiletés offensives, ami de Hamrlik et il répond à un besoin. Encore une fois, les termes du contrat sont ridicules. Mais de quelques centaines de milles et d'un an ou deux seulement.

Mouvement : 1er juillet 2009 : Michael Cammalleri signe comme joueur autonome avec Montréal. Un contrat de 5 ans d'une valeur totale de 30,000,000 $
Note : 9 sur 10
Commentaire : Je l'avoue, Cammalleri était l'un de mes préférés dans cette cuvée et son arrivée m'a littéralement fait jubiler ! Il me fait beaucoup penser à Martin St.Louis et j'ai eu l'occasion de le voir beaucoup à l'oeuvre l'an passé. Il deviendra l'un des favoris du public très rapidement et il semble avoir finalement atteint son plein potentiel. J'ai retiré un point en raison de sa taille et j'y reviendrai plus tard.

Mouvement : 10 juillet 2009 : Paul Mara signe comme joueur autonome avec Montréal. Un contrat d'un an d'une valeur de 1,675,000$.
Note : 9 sur 10
Commentaire : Je suis un fan de l'ancien 7ème choix au total de 1997. Il n'affiche plus les mêmes statistiques offensives qu'auparavant, mais il s'agit d'un gros défenseur habile qui nous rendra de fiers services. J'aurais aimé l'avoir sous contrat pour plus longtemps. Cependant, il en sera à sa 5ème équipe en 10 ans et il est permis de se poser des questions sur ces fréquents changements de décor.

Mouvement : 10 juillet 2009 : Travis Moen signe comme joueur autonome avec Montréal. Un contrat de 3 ans d'une valeur totale de 4,500,000$
Note : 8 sur 10
Commentaire : Un contrat de trois ans pour ce type de joueur (merci au contrat de Laraque !) est un peu long mais Moen est le type de joueur d'énergie qui est bienvenue chez toutes les équipes. Il frappe très fort, est imposant et n'est pas vilain avec la rondelle. Il s'agit d'une addition marginale certes, mais qui apportera beaucoup à l'équipe. J'étais un fan de Kostopoulos, mais Moen lui est supérieur dans à peu près toutes les facettes du jeu.

En conclusion :

Positif :

A) Un changement d'atmosphère bénéfique : Fini l'ère du babouneux à Koivu ! Fini l'époque de la prima-donna à Kovalev (que j'appréciais beaucoup comme joueur). Fini les virées nocturnes de Higgins. L'équipe a l'occasion de se redéfinir et d'adopter une attitude plus saine.

B) Une défensive améliorée : Il n'y a aucun doute que Spacek et Gill sont une amélioration sur Bouillon et Brisebois. Et cela nous évitera peut-être d'avoir à endurer le 'projet O'Byrne' trop souvent. Je souhaiterais cependant que Weber obtienne une véritable chance de se faire valoir.

C) Des joueurs autonomes de talent : Sans être les plus convoités, les joueurs autonomes signés par Bob Gainey ont un certain statut dans la ligue, ce qui met fin à une longue disette concernant notre équipe favorite pendant la chasse aux joueurs autonomes.

Négatif :

A) Gainey a dépensé en véritable irresponsable : Gomez, Cammalleri, Gill, Spacek et Gionta occuperont près de 50% de notre masse au cours des 3 prochaines années. Et puis après, direz-vous ? Qu'en est-il d'une baisse probable du plafond ? De la renégociation à venir pour nos jeunes espoirs ? De plus, aucun de ses joueurs n'a de véritable valeur marchande, à part Michael. Ce n'est pas comparable aux problèmes des Flyers, qui ont des valeurs comme Carter, Richards ou encore Lupul, comme ce fût le cas dans l'échange amenant Pronger à Philadelphie. Le successeur de Gainey aura une poupée voudou à son effigie.

B) Aucun des objectifs promis n'a été atteint : Boivin nous a promis une vedette québécoise. Au contraire, la concentration de joueurs locaux a diminué. Gainey a mentionné plusieurs fois qu'il désirait obtenir un gros centre. Échec. Vous me direz qu'il a tout essayé dans le dossier Lecavalier. Et bien, je vous dirai que j'ai tenté de sortir tout mon secondaire avec la plus belle fille de l'école. Et malgré mes bonnes intentions, je n'ai pas remporté le titre de roi du bal (c't'une métaphore, je suis allé dans un collège de gars :P)

C) Nous sommes encore plus légers : Plusieurs fans et experts seront d'accord, nous devions nous grossir pour pouvoir compétionner pendant 82 matchs et surtout pendant les séries. Gainey a signé Gionta (5 et 7, 175 livres), Cammalleri (5 et 9, 180 livres) et a acquis Gomez (5 et 11, 200 livres, mais ne jouant pas très gros). Certes, l'arrivée de Gill, Moen et Mara fera monter la moyenne, mais on parle ici d'une méchante disproportion. Tant qu'à avoir une moyenne de poids de 192 livres, je préfère de beaucoup avoir 14 joueurs entre 185 et 195 livres que de tels écarts.

D) Toujours pas de mentor pour Price : Notre beau diamant dans les buts est en train de se révéler comme étant du zircon. Certes, il y a eu un changement au niveau de l'entraîneur des gardiens de but, mais d'aucuns affirmaient qu'il fallait au jeune Price un gardien d'expérience qui veillerait sur lui et sur sa progression. Au lieu de cela, ce sera encore une fois Halak qui veillera au grain, prêt à bondir sur la patinoire au moindre faux pas de son coéquipier pour lui voler son titre de gardien partant.

E) Nous n'avons pas signé les joueurs autonomes les plus convoités : Cessons de nous raconter des histoires. Les joueurs autonomes les plus convoités étaient Hossa, Havlat, Bouwmeester et Gaborik. C'est le rêve de tout DG d'arriver à la date des agents libres avec 30 millions en poche. N'importe quel idiot est capable d'offrir un contrat de 25 millions à un Gionta. Mais il faut du flair, de la finesse et des qualités hors-pairs pour signer un joueur franchise.

F) Et si la sauce ne prend pas : On nous casse les oreilles avec le fait que Gomez et Gionta ont connu leur meilleur moment ensemble. Que Hamrlik et Spacek sont de bons amis. Que Gill est capable de s'imposer physiquement à nouveau comme à ses meilleures années. Le problème majeur est là. Il y a trop de suppositions et pas assez de valeurs sûres. Si le CH connaît un mauvais début de saison, cela prendra combien de temps avant que le débat sur la faible représentation québécoise et canadienne ne reprenne de plus belle ?

G) Toujours un manque de leadership : Il est assez amusant de constater qu'alors que plusieurs se réjouissent du départ du 2ème capitaine en ancienneté de l'histoire de l'équipe, une grande majorité soit incapable d'identifier un candidat valable au titre de capitaine. Quelques joueurs ont peut-être le profil, mais chacun des candidats se voient imposer un bémol : Trop jeune, ne parle pas assez, vient juste d'arriver avec l'équipe. Quand le nouvel entraîneur indique qu'il est possible qu'aucun capitaine ne soit nommé, ce n'est généralement pas bon présage.

H) Des joueurs ne correspondant pas au style de l'entraîneur : L'arrivée de Jacques Martin calmera probablement les esprits des jeunes et c'est une bonne chose en soi. Mais personne ne me fera avaler qu'il n'est pas un entraîneur défensif, malgré son expérience avec les jeunes loups des Sénateurs. Jacques Martin est l'archétype parfait de l'entraîneur défensif. Sa réputation aura cependant peut-être contribué à attirer des joueurs de renom.

I) Faible concentration québecoise : C'est important pour moi. Et probablement pas pour vous. Alors je n'élaborerai pas sur ce point :)

J) Retour vers le futur : Avant de démissionner des Stars au début des années 2000, Bob Gainey avait fait signer des contrats indécents à Donald Audette, Pierre Turgeon et Valeri Kamensky. Impression de déjà-vu ?

# Posted on Sunday, 12 July 2009 at 5:48 PM

Edited on Sunday, 12 July 2009 at 6:13 PM